Choisir l’intelligence collective plutôt que le management traditionnel…

C’est plus fort que moi… chaque situation vécue m’inspire sur la responsabilité des managers, des dirigeants, des entrepreneurs, des décideurs. En faisant un voyage d’étude au Nicaragua suivi du Costa Rica, j’ai été consterné de voir les résultats de politiques diamétralement opposées. D’un coté, le Nicaragua a été séquestré pendant des décennies par des dirigeants qui contrôlaient le pays par la peur et les armes – modèle de management qui offre un certaine efficacité. A sa frontière sud, le Costa Rica, affublé du qualificatif de Suisse de l’Amérique Centrale, a fait le choix de la démocratie, du referendum (intelligence collective), de l’abandon de l’armée dès 1948. Ce pays est un exemple dont même la France pourrait s’inspirer en matière de choix écologiques et économiques.

Dans cette vidéo, tournée le dernier jour d’un séjour sur le terrain, je me permets de créer l’analogie entre choisir l’intelligence collective ou le management traditionnel coercitif, en me projetant à la dimension de pays aux caractéristiques intrinsèques si proches : Nicaragua et Costa Rica.

 

 

 

Finalement, peut-on faire le choix de son style de management ? Quand on regarde le Costa Rica, on peut imaginer que l’environnement était peu favorable pour se déterminer dans la démocratie alors que l’Amérique Latine n’était alors parsemée que de révolutions… Ce choix a été courageux : aujourd’hui, les résultats sont spectaculaires. Cette démocratie participative que l’on peut comparer à de l’intelligence collective à grande échelle a créé un environnement où les habitants sont parmi les plus heureux de la planète. Pendant ce temps là, le Nicaragua reste dans un état de pauvreté qui fait peine.

 

Le choix ! Le manager peut choisir le management traditionnel, en appuyant son autorité sur des méthodes coercitives, sur la peur, la menace suggérée. Il peut aussi décider de changer de posture, mettre en place de nouvelles méthodes, devenir animateur. Ce choix demande courage, patience, remise en cause des schémas appris, proposition de nouvelles méthodes. Cependant, à terme, les résultats sont nettement plus performants. En s’appuyant sur l’intelligence collective, le champ des possibles s’élargit… encore faut-il oser !

 

J’espère que ce détour géo-politique ne choque pas… C’est forcément un raccourci grossier. Mon souhait est juste d’ouvrir une perspective de réflexion.