Distinguer la complication de la complexité…

C’est mon frère Nicolas, toujours pertinent dans son observation aiguë des mots, qui m’a fait un jour réfléchir sur la distinction entre la complication et la complexité. La confusion sur ces notions est courante dans le langage de tous les jours.

 

Plutôt que de tenter de faire de grandes démonstrations, j’aime faire vivre les concepts. Dans cette conférence sur le droit à l’erreur, je propose un détour vivant et circulant pour distinguer les notions de complication et de complexité, notions essentielles dans l’exercice du management.

Regardez un extrait de la conférence.

 

 

Que retenir de cet extrait de conférence ?

A titre personnel, quand j’assiste à une conférence de 2 heures, j’ai rapidement des fourmis dans les jambes, j’ai envie de bouger, j’ai envie d’expérimenter. J’ai aussi la conviction intime que le mouvement et l’implication développent l’appropriation. C’est mon caractère à dominante kinesthésique.

 

Pour développer l’intime compréhension de la complexité, je propose à la centaine de participants de se mettre dans un mouvement étonnant – emprunté aux exercices de systémie. Ce mouvement général permet de se connecter dans son corps autant que dans sa tête à quelques fondamentaux :

 

  • le déplacement de chacun influence la position de tous
  • dans un espace réduit (l’entreprise), chacun a une place essentielle
  • l’immobilité est un temps transitoire, qui revient périodiquement (de manière étonnante) mais ne dure pas
  • la bonne humeur est possible, et le respect fonctionne
  • il est crucial de s’adapter en permanence
  • il faut rester en alerte pour garder le contact
  • transgresser la règle permet souvent de créer de nouvelles perspectives improbables

 

La complexité croit (verbe croître), c’est inéluctable et il s’agit plutôt d’une courbe à la forme exponentielle qu’une gentille droite à la pente accessible à vélo !

Les managers et leaders n’ont pas d’autres options que de tenter, d’apprendre à vivre confortablement avec cette réalité-là !

 

Il n’existe pas véritablement d’alternative (à part peut-être l’évocation mortuaire que que je me suis amusé à faire dans un exercice que l’on voit sur scène dans la vidéo). Cela signifie évidemment développer les « soft skills », la relaxation, la méditation, le repos, le lâcher prise, la délégation, et bien évidemment le droit à l’erreur pour soi et pour son entourage.

 

Dans la conférence, j’insiste sur la distinction nécessaire entre l’erreur et la faute. Dans ce discernement à aiguiser, surtout en période de crise, le leader, le manager doit creuser au plus profond de ses convictions, de ses expériences, de ses ressentis.

 

Finir un puzzle c’est compliqué, mais la solution est atteignable avec patience, méthode et du temps. Le travail de management ressemblait, autrefois, à traiter des équations compliquées.

 

Transformer les organisations et les entreprises dans un univers de complexité, c’est tout un champ nouveau de compétences à développer pour ceux qui ont la responsabilité de gouverner.

 

Merci de vos réactions dans les commentaires ci-dessous.

 

Article dédié à mon frère Nicolas, capable de bien des exploits, et à Patrick Negaret, patron de la CPAM des Yvelines, qui a eu l’audace de me donner l’opportunité de créer cette conférence…

 


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