Dites-le en 3 points clés

Ce matin, je fulminais dans une réunion, jusqu’à ce que je me décide à intervenir pour dire ce que je pensais. J’ai lancé pour commencer :

 

“Il y a 3 points qui me gênent « 

Ensuite, j’ai développé les 3 points en question…

Pour lire la retranscription de la vidéo, tapez sur « lire la suite »…

Retranscription écrite de la vidéo :

 

Ce qui est intéressant, c’est que je me rappelle des 3 points de mon intervention, quelques heures après la réunion. Ce qui est probable, c’est que ces 3 points ont aussi marqué l’auditoire.

 

Je vous invite à réfléchir au “3”. Le chiffre 3 joue un rôle particulier… 

  • dans les méthodes de communication (la triangularisation de la parole par exemple),
  • les argumentations, (rappelez-vous à l’école, on vous demande de faire la thèse, l’anti-thèse, la synthèse),
  • dans l’espace (la longueur, la largeur, la hauteur),
  • ne dit-on pas en mathématique “trois points définissent un plan”…

 

Lorsque l’on intervient ainsi : “ j’ai trois points”, on va direct au but de ce que l’on a à dire. En structurant son discours, on fait bien mieux passer le message.
Vous remarquerez que les hommes et femmes politiques disent souvent : “il y a trois éléments que j’aimerais ajouter”. C’est une technique de parole qui permet de mieux synthétiser, d’aller plus vite au but, de mieux capter l’auditoire.

 

Dans le votre métier de manager, je vous encourage à utiliser « cet outil ». Par exemple, dans la situation que j’ai vécue ce matin… pendant que les gens étaient en train de parler,  je préparais mon intervention en me disant « si j’avais à structurer autour de trois mots clés, si j’avais trois éléments à souligner, ça serait quoi ? »

Cette préparation permet d’être plus décontracté. Vous pouvez éventuellement marquer trois mots clés sur un bout de papier pour mieux mémoriser. Quand vous intervenez, vous êtes pertinent, direct au but, les gens se souviennent de ce que vous avez dit. Commencez par : 

 

“j’ai trois points à signaler/développer/sur lesquels j’aimerais insister”

Autre suggestion… quand vous interviewez quelqu’un pour le recruter, posez la question en utilisant le 3 :

 

“Si vous aviez trois qualités majeures à présenter, si vous aviez trois situations de prise de responsabilité à raconter, si vous aviez trois livres à recommander, etc …”

Vous pouvez ainsi observer, voir ce qui va « sortir » d’essentiel de l’interviewé, en déduire à la fois sa puissance d’esprit de synthèse, et la profondeur des priorités qui surgissent. De même, interrogez votre collaborateur : “quelles sont tes 3 suggestions majeures ?”  Cela pousse votre interlocuteur à la synthèse, à transmettre la substantifique moelle.

 

Le 3 est un chiffre-outil intéressant comme j’ai tenté de vous expliquer.

 

Dans cette vidéo, je parle en marchant dans la nature. J’aime bien. Peut-être avez-vous remarqué qu’il y a une structure dans mes propos, alors que je n’ai pas de papier devant les yeux. Si vous analyser comment est construite cette vidéo, vous constaterez qu’elle s’articule autour de trois étapes :

 

  • La première étape =>  je vous raconte une anecdote : « ce matin je fulminais dans une réunion et j’ai fini par intervenir… »

 

  • La deuxième => « on retrouve le 3 peu partout : dans la religion, l’architecture, la nature etc… »

 

  • La troisième => vous donner une recommandation. Tentez de vous approprier l’outil 3 : « J’ai trois choses à vous dire; si tu avais à parler de trois risques, trois recommandations, trois suggestions se serait quoi ?”

 

J’ai structuré ma vidéo avant de la tourner, en quelques minutes. Vous remarquerez très souvent cela dans les discours. Les intervenants ne le disent pas toujours, mais leur propos se structure en trois points.

C’est simple à retenir pour la personne qui parle et pour la personne qui écoute.
Je vous encourage à vous approprier l’outil 3 quand vous intervenez, ou quand vous interviewez quelqu’un.

 

Et vous ? Utilisez vous l’outil 3 de communication ?