Être un manager « écologique »…

Ce matin, je lis sur une plage d’Australie…

Tout à ma lecture, découvrant à quel point le peuple Aborigène a lui aussi vécu un génocide, je repense à la réaction étonnée, peut-être un peu choquée, de participants à l’une de mes formations sur le management. J’avais suggéré : « essayez d’être des managers écologiques ».

 

En découvrant l’histoire de l’Australie, de nouveau me vient à la conscience la responsabilité du management. Quant à la fin du XVIIIe siècle, les blancs posent pieds sur ce territoire,  ils ont, je serais tenté d’écrire « comme d’habitude », méprisé, massacré, peu tenu compte du peuple indigène. Soutenus même par une justice partiale, ceux qui dirigeaient ne se soucièrent guère de la dimension durable de leur mission..

 

Quand on est manager, on est souvent pris par ces conflits de conscience. Dois-je exécuter un ordre au mépris de ma vision de ce qui est bien pour l’humanité, ou dois-je me confronter, voire m’opposer à une stratégie qui me paraît inique ?

 

Il est toujours plus simple de faire ce qu’on nous demande. Chacun d’entre nous a de justes préoccupations de protéger sa famille, de maintenir son salaire, de consolider son statut. Mais qui souhaitons-nous avoir devant nous dans le miroir chaque matin ? Celui ou celle qui exécute (repenser à ce mot « exécuter ») ? Ou celui ou celle qui imprime sa vision d’un univers où l’humain devient un peu plus humain ?

 

J’ai bien conscience que tout le monde n’a pas la force de s’affronter aux plus puissants. Je crois aussi que chacun peut s’éveiller, à sa dimension, à son niveau, dans son modeste environnement, pour que son propre management soit plus écologique, au sens de la présence durable et bienveillante des humains sur cette petite planète.

 

Soyons courageux, soyez courageux,  le moindre petit acte « durable » est un grand pas pour l’humanité tout entière. Ne soyez pas impressionné par les petits « caporaux » qui vous demandent de trahir qui vous êtes.

Quel petit acte  « écologique » (aussi minuscule soit-il) allez-vous tenter cette semaine ?