Faut-il faire confiance ?

C’est vrai, je suis resté dubitatif en entendant ce top manager laisser sa réponse suspendue, lorsque je lui ai demandé « votre boss vous fait-il confiance ? »

Pourtant quel est l’effet de donner ou pas sa confiance à ses collaborateurs ? Comment se fait-il que dans certaines organisations, on se permet des délégations incroyables (j’en parle dans cette vidéo), alors que dans d’autres entreprises, il n’existe que peu de latitude à l’initiative ?

 

Depuis longtemps, j’en ai fait mon parti : la défiance, la méfiance ne mènent nulle part. Pourquoi ?

D’abord parce que j’ai l’intime conviction qu’il existe une proportion largement plus importante d’humains qui ont envie de faire bien, d’avancer, de montrer leur valeur… c’est donc un calcul statistique.

Ensuite, parce que quand on envoie un stimulus, on en reçoit le miroir. Si le manager envoie de la confiance à ses collaborateurs, il récolte de l’implication, de l’initiative, de la performance, de la motivation, des alliés. A l’inverse, s’il se défie de ses collaborateurs les laissent dans une zone d’incertitude, de doute sur eux-mêmes, que va-t-il récolter ?

Confiance est-il synonyme de naïveté ? Certes pas ! Donner sa confiance s’accompagne de vigilance. Cette vigilance s’exerce dès le choix des missions déléguées, puis dans le pilotage de l’action…

Je suggère ce débat : le manager qui ne fait pas confiance en ses collaborateurs a-t-il vraiment confiance en ses propres capacités à déléguer ? Qu’en pensez-vous ?

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