Débats

Est-ce que ça va plus mal ?

Ce matin, je prends un café au comptoir d’un bar parisien comme il en existe sans doute des milliers. Un client sort du bistrot en oubliant de payer son café. Le patron le hèle « monsieur », qui n’entend pas. Il le hèle plus fort « monsieur », qui se retourne. « Vous me devez 1€30 ». Sans un mot, le client s’exécute, dépose quelques pièces sur le comptoir, puis s’en retourne vers ses nouvelles aventures.

 

Quelques instants plus tard, j’entame conversation avec le cafetier : « ce monsieur était dans la lune… », ce qui est mon diagnostic. « On ne sait pas ce qui se passe dans la tête des gens » me répond-il. Puis suivant mes questions, il enchaine sur les tracas, le client qui part avec une tasse, l’autre qui s’épand dans les toilettes, le troisième qui lui vole le mélangeur du lavabo, etc… Je lui demande « est-ce que les choses se dégradent ? » La réponse est positive « on ne voyait pas ça avant » m’affirme-t-il tout en me citant un incident qu’il situe à l’année… 1996 (j’écris cet article en 2018) !

 

Est-ce que ça va plus mal ?

Lire la suite»

A la réunion, je n’emporte que moi !

J’assiste à une réunion qui termine une mission accomplie de conseil. Comme d’habitude, je prépare mes affaires. Consciencieusement, je mets le dossier du projet (8 cm d’épaisseur) dans mon cartable. J’ajoute mon ordinateur. En enfournant tout ce bazar, je suspecte que ça ne servira à rien. Mon interlocuteur m’a simplement demandé d’assister à la réunion. Il souhaite que je lui donne un avis sur l’animation de la réunion et sur son appropriation du projet. C’est lui qui détient désormais tous les documents à jour, et tableaux de bord du projet.

 

Pourquoi ai-je besoin d’emmener toutes ces choses à cette réunion ? Les informations contenues dans mon dossier sont vraiment nécessaires à ce moment-là ? L’épaisseur du dossier ou les octets de mon ordinateur vont-ils être utiles ou ma présence suffit-elle ? Ouvrir un ordinateur dans la réunion va-t-il me rendre plus attentif, plus présent ? Ce dossier en mallette sert-il à autre chose qu’à me rassurer ?

 

Dans un nombre considérable de réunion, n’emporte-t-on pas des tas de choses inutiles ? Pourquoi faire ?

Lire la suite»

Au fait, c’est quoi la réussite ?

Après la parution de mon article « ceux qui réussissent travaillent tout le temps« , j’ai eu quelques échanges en ligne et off-line à propos du mot « réussite ». La question est plus que légitime. J’imagine l’étendue de la littérature sur le sujet, les livres, les films, les vidéos, les conférences, les philosophes et les leaders qui se sont exprimés. Dois-je pour autant garder ma vision pour moi ?

Dans le domaine du business, les critères qui définissent couramment la « réussite » ne m’ont jamais vraiment comblé.

En me promenant à vélo ce weekend, entre 2 tours de pédale, j’ai trouvé ma définition de « réussir ».

Lire la suite»

De la loi et de la complexité

Ce matin, dans ce camping du bord de l’océan pacifique, pas d’eau froide possible sous la douche. Il n’y a qu’un robinet qui propose de l’eau à bonne température, chaude mais pas trop. Quelqu’un a décidé quelle est la bonne température pour tous. C’est la loi de ce camping.

 

Or, depuis quelques semaines, j’expérimente la douche froide. Soit dès le début de l’ablution (cest plus difficile), soit en fin de toilette, par réduction progressive de l’eau chaude. Il paraît que c’est bon pour la santé, la pensée, etc… oui mais, aujourd’hui, la loi du camping m’entrave sur mon chemin vers la félicité…

Nous vivons dans un monde de complexité.

 

Lire la suite»

Être un manager « écologique »…

Ce matin, je lis sur une plage d’Australie…

Tout à ma lecture, découvrant à quel point le peuple Aborigène a lui aussi vécu un génocide, je repense à la réaction étonnée, peut-être un peu choquée, de participants à l’une de mes formations sur le management. J’avais suggéré : « essayez d’être des managers écologiques ».

Lire la suite»

A propos de leadership conscient…

Congrès de l'intelligence collective

Conférence de Robert Dilts

Tout le monde rêve de l’équipe parfaite. Dans sa conférence sur le « leadership conscient », Robert Dilts souligne quelques ingrédients à ramener à la lumière… Si le leader souhaite développer « l’intelligence collective » plutôt que « l’intelligence collectée », tout le monde doit pouvoir contribuer.

 

On constate souvent que le leader ne rejoint pas le groupe. Il considère son rôle comme immuable. En réalité, le leader est celui qui sent le danger (où l’opportunité) – celui qui prend conscience avant tout le monde. Il est probablement sage de considérer que, plus qu’un galon, c’est plutôt un rôle tournant. D’ailleurs, n’existe-t-il pas un risque pour le grand chef (souvent assimilé au rôle immuable de leader) : celui de « trop sécuriser l’équipe », qui perd alors en responsabilité…

 

Lire la suite»

Je ne contrôle pas mes collaborateurs…

L’entretien se termine. Ce patron de « business division » m’a présenté « un job pour moi ». Je lui demande alors : « Pourquoi penses-tu que je suis adapté à ce projet ?  » 

Sa réponse me stupéfait : « Je sais qu’avec toi, cialis je n’aurai pas besoin de vérifier dans un tableau excel, la cellule de la ligne 12, colonne 7 ». Intérieurement, je ressens le contraire, c’est-à-dire qu’il a l’intention de « me contrôler ».

Quelle est la place du contrôle des collaborateurs ? Comment puis-je me permettre de donner un titre provocateur à cet article « je ne contrôle pas mes collaborateurs » ? Est-ce un propos naïf ? Comment faire pour rendre l’action des collaborateurs efficaces si on ne les contrôle pas ?

Lire la suite»

Claude Onesta nous parle d’intelligence collective…

« Les philosophes ont été remplacés par les économistes » 

Claude Onesta, Avignon, 30 juin 2015.

Fin juin, j’assiste à une conférence baptisée :

« Performance durable : comment devenir numéro 1 et le rester ? »

L’intervenant : Claude Onesta, entraineur de l’équipe de France de handball.

Claude Onesta

Claude Onesta

 

A vrai dire, je n’observe pas de près ce sport, même si j’ai eu l’occasion de voir une ou deux finales de compétitions internationales ces dernières années. A l’annonce du palmarès de l’équipe de France lors de l’introduction de la conférence, je prends conscience de la pertinence du sujet. Le palmarès est impressionnant : multi champions d’Europe, du Monde, Olympiques… Préparée par le CJD (centre des jeunes entrepreneurs), cette soirée rassemble quelques centaines d’entrepreneurs de la région, Claude Onesta va créer des ponts entre son expérience d’entraîneurs et le management. On ne sera pas déçu. S’il n’emploie pas l’expression « intelligence collective », Claude Onesta développe avec force, nuances et modestie tous les ingrédients du succès de ce qu’il décrit comme la « libération des espaces ».

Il commence fort : « le talent seul ne suffit pas. La perte du championnat d’Europe en août 2012 est arrivée avec l’équipe la plus forte que j’ai jamais réunie, sans aucun blessé. »

Lire la suite»

Choisir l’intelligence collective plutôt que le management traditionnel…

C’est plus fort que moi… chaque situation vécue m’inspire sur la responsabilité des managers, des dirigeants, des entrepreneurs, des décideurs. En faisant un voyage d’étude au Nicaragua suivi du Costa Rica, j’ai été consterné de voir les résultats de politiques diamétralement opposées. D’un coté, le Nicaragua a été séquestré pendant des décennies par des dirigeants qui contrôlaient le pays par la peur et les armes – modèle de management qui offre un certaine efficacité. A sa frontière sud, le Costa Rica, affublé du qualificatif de Suisse de l’Amérique Centrale, a fait le choix de la démocratie, du referendum (intelligence collective), de l’abandon de l’armée dès 1948. Ce pays est un exemple dont même la France pourrait s’inspirer en matière de choix écologiques et économiques.

Dans cette vidéo, tournée le dernier jour d’un séjour sur le terrain, je me permets de créer l’analogie entre choisir l’intelligence collective ou le management traditionnel coercitif, en me projetant à la dimension de pays aux caractéristiques intrinsèques si proches : Nicaragua et Costa Rica.

 

Lire la suite»

Pourquoi je suis Charlie…

Je n’ai pas l’habitude de commenter l’actualité sur mon blog. Ce n’est pas l’endroit. Ici, je publie plutôt des idées, des propositions intemporelles, je fais aussi la promotion de mes services d’entrepreneur indépendant. C’est un outil de travail et de réflexion professionnelle.

je suis charliePourtant cette nuit, j’ai pensé qu’il aurait été magnifique qu’en ce jour de deuil national, tous les français et au delà, tous ceux qui croient en les vertus de la paix, sortent à midi, dans la rue pour la minute de silence décrétée. Imaginez 70 millions de personnes dans les villes, dans les villages, dans les usines, sur les chantiers, dans les commerces, les aéroports, les écoles, les administrations, les maisons de retraites, etc… tous dans la rue, au pied de chez soi ou de son boulot pour 1 minute en silence…

 

La paix vient de subir un acte de guerre.

 

Lire la suite»