Débats

Claude Onesta nous parle d’intelligence collective…

« Les philosophes ont été remplacés par les économistes » 

Claude Onesta, Avignon, 30 juin 2015.

Fin juin, j’assiste à une conférence baptisée :

« Performance durable : comment devenir numéro 1 et le rester ? »

L’intervenant : Claude Onesta, entraineur de l’équipe de France de handball.

Claude Onesta

Claude Onesta

 

A vrai dire, je n’observe pas de près ce sport, même si j’ai eu l’occasion de voir une ou deux finales de compétitions internationales ces dernières années. A l’annonce du palmarès de l’équipe de France lors de l’introduction de la conférence, je prends conscience de la pertinence du sujet. Le palmarès est impressionnant : multi champions d’Europe, du Monde, Olympiques… Préparée par le CJD (centre des jeunes entrepreneurs), cette soirée rassemble quelques centaines d’entrepreneurs de la région, Claude Onesta va créer des ponts entre son expérience d’entraîneurs et le management. On ne sera pas déçu. S’il n’emploie pas l’expression « intelligence collective », Claude Onesta développe avec force, nuances et modestie tous les ingrédients du succès de ce qu’il décrit comme la « libération des espaces ».

Il commence fort : « le talent seul ne suffit pas. La perte du championnat d’Europe en août 2012 est arrivée avec l’équipe la plus forte que j’ai jamais réunie, sans aucun blessé. »

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Choisir l’intelligence collective plutôt que le management traditionnel…

C’est plus fort que moi… chaque situation vécue m’inspire sur la responsabilité des managers, des dirigeants, des entrepreneurs, des décideurs. En faisant un voyage d’étude au Nicaragua suivi du Costa Rica, j’ai été consterné de voir les résultats de politiques diamétralement opposées. D’un coté, le Nicaragua a été séquestré pendant des décennies par des dirigeants qui contrôlaient le pays par la peur et les armes – modèle de management qui offre un certaine efficacité. A sa frontière sud, le Costa Rica, affublé du qualificatif de Suisse de l’Amérique Centrale, a fait le choix de la démocratie, du referendum (intelligence collective), de l’abandon de l’armée dès 1948. Ce pays est un exemple dont même la France pourrait s’inspirer en matière de choix écologiques et économiques.

Dans cette vidéo, tournée le dernier jour d’un séjour sur le terrain, je me permets de créer l’analogie entre choisir l’intelligence collective ou le management traditionnel coercitif, en me projetant à la dimension de pays aux caractéristiques intrinsèques si proches : Nicaragua et Costa Rica.

 

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Pourquoi je suis Charlie…

Je n’ai pas l’habitude de commenter l’actualité sur mon blog. Ce n’est pas l’endroit. Ici, je publie plutôt des idées, des propositions intemporelles, je fais aussi la promotion de mes services d’entrepreneur indépendant. C’est un outil de travail et de réflexion professionnelle.

je suis charliePourtant cette nuit, j’ai pensé qu’il aurait été magnifique qu’en ce jour de deuil national, tous les français et au delà, tous ceux qui croient en les vertus de la paix, sortent à midi, dans la rue pour la minute de silence décrétée. Imaginez 70 millions de personnes dans les villes, dans les villages, dans les usines, sur les chantiers, dans les commerces, les aéroports, les écoles, les administrations, les maisons de retraites, etc… tous dans la rue, au pied de chez soi ou de son boulot pour 1 minute en silence…

 

La paix vient de subir un acte de guerre.

 

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Récupération de points et intelligence collective…

Ecoutez cet article en podcast :

 

On peut se demander quel est le rapport entre la récupération de points au permis de conduire et l’intelligence collective… J’écris cet article en sortant de 2 jours de sensibilisation à la sécurité routière pour récupérer 4 points. Je suis arrivé dans une zone dangereuse de capital point qui pourrait me faire perdre mon permis. Il était temps d’en récupérer. Sans permis de conduire, comment faire mon travail, comment vivre quand on habite un village ?

 

permis de conduire_00Arrivé dans la salle de formation, je suis bougon. Je suspecte que je vais subir 2 jours de transparents (mes à-priori) montrant les conséquences des accidents, des images impressionnantes, des catastrophes, du sang et des larmes. Donc je suis bougon, j’ai préparé une liste de personnes à contacter sur mon téléphone, je tape quelques SMS en écoutant distraitement les premières consignes administratives, en signant machinalement les documents qu’on me présente. Je suis bien déterminé à être présent/absent.

Les 2 animatrices – que j’appellerai Marie et Sonia – souriantes, continuent leur introduction que j’écoute d’une oreille. Je suis interpellé gentiment car je suis toujours sur mon téléphone. Puisqu’on rentre dans le cœur du sujet et que je trouve l’introduction plutôt astucieuse, je commence à me dérider. J’écoute, l’esprit toujours un peu fermé. Aucun transparent, aucun message culpabilisant, quelques règles du jeu, quelques réflexions du style « on imagine bien que vous n’êtes pas venus de gaieté de cœur, que vous aimeriez être ailleurs »… Après quelques idées générales, les animatrices lancent un tour de table avec comme thème « quel genre de conducteur êtes-vous ? quelle est votre relation, à la voiture, à la vitesse, au téléphone, au clignotant, aux distances de sécurité, à l’alcool, aux stupéfiants… »

 

Comme souvent, je prends spontanément la parole en premier et j’assomme un peu tout le monde :

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Je me méfie des méthodes d’intelligence collective…

C’est bien naturel, dès que l’on organise un travail de groupe, la question de la manipulation se pose… Lors d’une pause d’un séminaire animé en intelligence collective, un participant me souffle : « je me méfie des méthodes d’intelligence collective ».

Je donne ma réponse à son commentaire dans la vidéo ci-dessous :

 

 

 

Tout cela signifie qu’il convient, bien sur, de toujours rester en éveil, garder son discernement bien aiguisé. Comprendre l’intention qui se cache derrière la méthode pour y adhérer ou pas…

 

Passez du « yes but » au « yes and »…

Certains pensent que ces choix délibérés de modèle de communication s’apparentent à de la manipulation. Qu’en pensez-vous ?

Donnez votre avis dans les commentaires ci-dessous…
 

Texte de la vidéo en page 2

Qu’est-ce qu’un manager efficace ?

flècheLe cadeau d’accueil de ce site s’appelle « 7 clés pour devenir un manager efficace ». Vous pouvez le télécharger gratuitement en vous abonnant à la newsletter (voir colonne de droite). Quelques dizaines de page de synthèse de mon expérience de manager et de coach.

La vérité étant une denrée partagée (je n’en détiens qu’une maigre partie et je crois à l’intelligence collective), votre avis sur ce qu’est un manager efficace m’intéresse, comme elle intéresse les autres lecteurs de ce site…


 

Pour vous, qu’est-ce qu’un manager efficace, un manager super ? Partagez votre expérience, avis dans les commentaires ci-dessous.

 

L’intelligence collective au secours de la formation…

J’ai quitté une formation, tellement je m’ennuyais !

Il est étonnant de constater que 20 ans après la création des outils permettant la projection à l’écran de diapositives/transparents, un nombre incalculable de formations reste ennuyeuse à mourir. Comme l’indique le schéma ci-dessus, l’ennui est inversement proportionnel à l’appropriation.

 

En clair, quand un formateur se limite à un discours, l’appropriation est quasi nulle (inférieure à 10%, c’est sur). Si de surcroit, il lit à l’écran ses transparents surchargés, cela tourne vite à la catastrophe pour les auditeurs passifs. S’il ajoute un peu d’anecdotes personnelles – en s’exposant donc – il donne du sel à son discours et l’appropriation monte. S’il ose aller jusqu’à poser des questions à son auditoire – s’exposant d’autant plus car on pourrait lui renvoyer des questions plus difficiles – l’appropriation gagne les participants. Enfin, s’il met les participants dans l’action, les fait travailler, bouger (physiquement), expérimenter, alors l’appropriation devient optimum, plus personne ne s’ennuie.

 

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A quoi servent les trucs et astuces de management ?

Ce matin, un client me dit : « dans le fond à quoi servent toutes les bonnes pratiques de gestion du temps ? Tout cela est facile à comprendre, mais la mise en oeuvre est très difficile… »

 

Cette remarque me parait plus que pertinente. En définitive, toutes les bonnes pratiques sont connues. Dans tous les métiers, on peut identifier les bonnes pratiques, celles qui transforment une bonne prestation en une prestation hors norme. Dans la gestion du temps par exemple, s’approprier la bonne pratique pour être à l’heure que je suggère dans cette vidéo, c’est super. On peut rajouter des trucs et astuces à l’infini, mais est-ce que ça suffit ? Comment se fait-il qu’on est très mobilisé près d’une échéance, et qu’on traine lorsque la pression manque ? Finalement, à quoi servent les trucs et astuces de management ?

 

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Le manager détroussé…

Quelques répliques de manager détroussé :

  • Pour votre augmentation, allez voir la DRH
  • L’équipe juridique m’interdit de signer ce contrat
  • Ce sont les achats qui décident des prix
  • L’informatique nous impose ce système
  • Mon chef ne m’a pas donné l’autorisation
  • La finance ne m’a pas accordé le budget


Régulièrement, les enquêtes signalent le triste moral des managers, leur stress, leur baisse de motivation. On se demande si le système qui est mis autour d’eux soit-disant pour les aider, n’est pas en train de les écrabouiller… Il semble que les services fonctionnels aient pris le pouvoir. Le manager opérationnel devient-il un relais de procédures ? Si tel est le cas, je conseille de tous les virer et de les remplacer par des machines automatiques : c’est moins cher, ça ne discute pas, ça n’a pas d’ambition hiérarchique !

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