implication

Récupération de points et intelligence collective…

Ecoutez cet article en podcast :

 

On peut se demander quel est le rapport entre la récupération de points au permis de conduire et l’intelligence collective… J’écris cet article en sortant de 2 jours de sensibilisation à la sécurité routière pour récupérer 4 points. Je suis arrivé dans une zone dangereuse de capital point qui pourrait me faire perdre mon permis. Il était temps d’en récupérer. Sans permis de conduire, comment faire mon travail, comment vivre quand on habite un village ?

 

permis de conduire_00Arrivé dans la salle de formation, je suis bougon. Je suspecte que je vais subir 2 jours de transparents (mes à-priori) montrant les conséquences des accidents, des images impressionnantes, des catastrophes, du sang et des larmes. Donc je suis bougon, j’ai préparé une liste de personnes à contacter sur mon téléphone, je tape quelques SMS en écoutant distraitement les premières consignes administratives, en signant machinalement les documents qu’on me présente. Je suis bien déterminé à être présent/absent.

Les 2 animatrices – que j’appellerai Marie et Sonia – souriantes, continuent leur introduction que j’écoute d’une oreille. Je suis interpellé gentiment car je suis toujours sur mon téléphone. Puisqu’on rentre dans le cœur du sujet et que je trouve l’introduction plutôt astucieuse, je commence à me dérider. J’écoute, l’esprit toujours un peu fermé. Aucun transparent, aucun message culpabilisant, quelques règles du jeu, quelques réflexions du style « on imagine bien que vous n’êtes pas venus de gaieté de cœur, que vous aimeriez être ailleurs »… Après quelques idées générales, les animatrices lancent un tour de table avec comme thème « quel genre de conducteur êtes-vous ? quelle est votre relation, à la voiture, à la vitesse, au téléphone, au clignotant, aux distances de sécurité, à l’alcool, aux stupéfiants… »

 

Comme souvent, je prends spontanément la parole en premier et j’assomme un peu tout le monde :

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Choisissez la valeur ajoutée plutôt que la culpabilité

18h30 à la pendule, vous décidez de quitter le bureau… Un collègue lance à la volée « tu prends ton après-midi ? »

10h du matin, vous arrivez au travail… L’œil suspect de votre patron, qui a stratégiquement placé son bureau pour surveiller le hall d’accueil, plane sur votre pas gauche et déterminé (NB : nulle part est écrit sur votre veste que vous êtes rentré de déplacement la veille à 23h30).

19h, vous croisez la femme de votre DRH au supermarché du coin. Quelque jours plus tard, une réflexion fuse dans un couloir : « tu fais tes courses super tôt dis-donc ? »

 

Si vous n’avez jamais vécu ces expériences, je peux témoigner que je connais au moins 1 être humain qui en a ressenti la puissance dévastatrice. Ni au 19ème siècle, ni dans une entreprise poussiéreuse : dans une bonne start-up, où les heures hebdomadaires d’un cadre dépassent de très loin les normes légales.

La nouvelle du jour, vous ne le saviez pas, je parle chien. De mon bureau, j’entends Cupidon me dire : « ouarf, ouarf, ouarf, ouarf ». Je vous traduis car je crains que certains d’entre vous ne perçoivent pas toute la subtilité du propos canin : « hey, Laurent, je m’ennuie, si on allait faire une petite balade… »

Je prends sa laisse, nous voilà partis. Pendant qu’il trotte alentours, c’est cette idée d’article me trotte dans la tête… regardons ce que la colline inspire…
 

 

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Prenez les gens pour des imbéciles, ils agiront en conséquence…

Tiré d’une anecdote authentique (je dirais même vécue…)

Un beau matin, un jeune manager motivé arriva à son bureau, après avoir déposé ses enfants à l’école. Sur son bureau une note du Directeur des Ressources Humaines qui en substance annonçait avec force: « Nous vous rappelons que tous les employés des bureaux doivent être à leur poste de travail entre 8h et 8h30. Nous vous rappelons aussi que l’assurance automobile qui couvre vos déplacements pour venir au travail ne fonctionnera que si vous arrivez avant 8h30. Et blablabla et blablabla… »
 

« Hallucinant, incroyable », se dit le jeune manager.
Avant 9h30, la moitié des membres du service du jeune manager avait déboulé dans son bureau pour dire: « c’est quoi cette note, chef ? et à quelle heure est-on assuré pour rentrer chez soi le soir (8h30 + 8h de travail + 1h30 de pause déjeuner = 18h au plus tard) ? etc… »

Le jeune manager, à la tête d’une équipe super motivée, leur dit de ne pas tenir compte de cette note ridicule, et s’en alla parler à son boss (un homme moderne, américain de surcroît, ouvert à la discussion…).

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Qu’est-ce qu’un manager efficace ?

flècheLe cadeau d’accueil de ce site s’appelle « 7 clés pour devenir un manager efficace ». Vous pouvez le télécharger gratuitement en vous abonnant à la newsletter (voir colonne de droite). Quelques dizaines de page de synthèse de mon expérience de manager et de coach.

La vérité étant une denrée partagée (je n’en détiens qu’une maigre partie et je crois à l’intelligence collective), votre avis sur ce qu’est un manager efficace m’intéresse, comme elle intéresse les autres lecteurs de ce site…


 

Pour vous, qu’est-ce qu’un manager efficace, un manager super ? Partagez votre expérience, avis dans les commentaires ci-dessous.

 

4 raisons de travailler…

Dans cette vidéo de Jacques Forest, le présentateur pose la question : « l’argent peut-il acheter le bonheur ? » Éternel débat, la réponse semblant être contenue dans la question.

Jacques Forest avance le résultat d’une enquête menée depuis le milieu des années 50 dans plusieurs pays qui indique que 76% des personnes interrogées continueraient à travailler même si elles avaient suffisamment d’argent pour vivre.

Alors pourquoi travailler ? 4 raisons :

 

ARGENT
ORGUEIL
VOCATION
PLAISIR

 

Bien entendu, on comprend que les raisons de droite (Vocation/Plaisir) sont davantage intrinsèques, les raisons de gauche (Argent/Orgueil) plutôt reliées à l’estime de soi et à la frustration. Comme déjà présenté dans l’article sur l’argent est-il le moteur principal de la motivation, il ne s’agit pas d’éliminer l’argent comme le diable en boite. Simplement de se rendre compte « qu’en voulant acheter la performance, on risque de la diminuer » (dans la vidéo de Jacques Forest). En définitive, un juste salaire augmente la performance alors qu’une concentration essentielle des efforts pour plus d’argent développe la frustration

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Un atelier de créativité en intelligence collective

Christophe dirige une équipe de 35 personnes qui travaillent dans le bâtiment sur des projets en moyenne de 30 M€. Son département pilote 200M€ de chiffre d’affaires par an. Souhaitant stimuler son équipe en l’associant aux commerciaux, il témoigne dans cette vidéo de son expérience et sa participation dans l’animation d’un atelier de créativité en intelligence collective…

 

 

 

Quelques bénéfices cités lors de l’interview de Christophe :

 

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L’intelligence collective au secours de la formation…

J’ai quitté une formation, tellement je m’ennuyais !

Il est étonnant de constater que 20 ans après la création des outils permettant la projection à l’écran de diapositives/transparents, un nombre incalculable de formations reste ennuyeuse à mourir. Comme l’indique le schéma ci-dessus, l’ennui est inversement proportionnel à l’appropriation.

 

En clair, quand un formateur se limite à un discours, l’appropriation est quasi nulle (inférieure à 10%, c’est sur). Si de surcroit, il lit à l’écran ses transparents surchargés, cela tourne vite à la catastrophe pour les auditeurs passifs. S’il ajoute un peu d’anecdotes personnelles – en s’exposant donc – il donne du sel à son discours et l’appropriation monte. S’il ose aller jusqu’à poser des questions à son auditoire – s’exposant d’autant plus car on pourrait lui renvoyer des questions plus difficiles – l’appropriation gagne les participants. Enfin, s’il met les participants dans l’action, les fait travailler, bouger (physiquement), expérimenter, alors l’appropriation devient optimum, plus personne ne s’ennuie.

 

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Que faire de la réponse ?

Cliquez, écoutez le podcast :

 

Pourquoi ne pose-t-on pas régulièrement la question à ses collaborateurs : « qu’est-ce que tu as envie de faire ? »

Dans un entretien récent avec un directeur commercial, celui-ci écoute ce commentaire et me renvoie, démuni : « c’est intéressant mais que faire de la réponse » ?

Dans le podcast d’aujourd’hui, je vous encourage à :

  1. collecter toutes les réponses de vos collaborateurs à la question « qu’est-ce que tu as envie de faire ? »
  2. proposer quelque chose, si vous en avez la possibilité, qui répond à l’envie exprimée…
  3. enregistrer cette envie car vous aurez peut-être bientôt à la fois une bonne réponse à cette envie, et une personne motivée sur le sujet
  4. reposer régulièrement la question car les « envies » évoluent…

En faisant cela, vous développez le « Trésor de l’entreprise »…

NB : l’impact collatéral de cette question est que votre interlocuteur a été entendu, qu’il se sent valorisé et reconnu…

 

Faites le test et commentez ci-dessous les résultats obtenus…
 

Utilisez les méthodes d’intelligence collective pour réussir…

Dans cette vidéo (texte en page 2), je fais un constat sur le manque d’utilisation des méthodes d’intelligence collective dans les entreprises… Pourtant, identifier, ordonner, planifier les idées de tous, celles des managers comme des collaborateurs permet d’élargir le champ des possibles. Sans compter les effets collatéraux de ces exercices qui nourrissent la reconnaissance de chacun et encouragent l’appartenance à une entité, à un projet.

Regardez ces 3 minutes de vidéo et donnez moi votre avis…

 

Connaissez-vous des méthodes d’intelligence collective, les utilisez-vous, qu’en pensez-vous ?

Donnez votre avis ci-dessous dans les commentaires.

(NB : le texte de la vidéo est en 2ème page)

Des objectifs contreproductifs… voire pervers…

Tirée d’une récente « discussion de salon », je voudrais une fois de plus signaler à quel point les outils de management peuvent être contreproductifs, voir pervers, si mal utilisés.  Tout le monde a bien compris l’intérêt des objectifs. Je pense pourtant que bon nombre d’entre eux (disons 80% pour être gentiment provocateur) deviennent vite inopérants – on en parle à l’entretien d’évaluation puis on les range consciencieusement dans son tiroir pour un an – ou tellement précis et pointilleux qu’ils conduisent vers une interprétation néfaste.

 

Dialogue à l’apéro…
Laurent : tu me dis que les objectifs dégradent le service donné au client, je ne comprends pas bien…

– Joseph (technicien de maintenance) : je vais te donner un exemple. Nous sommes mesurés au temps d’intervention chez le client. Si le temps d’intervention est court, on est bien noté.

 

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