Tout change… un dernier désert ?

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Ceux qui suivent mon blog ont pu constater une chute drastique de la publication depuis octobre 2018. En effet, le jeu de la vie m’a porté à Montréal, où j’accompagne Mobeewave une start-up à vocation mondiale, qui se trouve juste dans la phase qui précède la tornade.

 

 

Relire, à ce propos, « inside the Tornado » de Geoffrey Moore.

 

 

L’accompagnement opérationnel est un super challenge quand on a travaillé de manière plus « conceptuelle » pendant une période significative de sa vie. C’est une manière aussi de se réapproprier le concret, de remettre ses propres enseignements en confrontation du réel. Travailler à la transformation en étant de nouveau impliqué dans les mille et unes difficultés du quotidien.

 

François Lemay

En arrivant à Montréal, dans cette start-up à la culture profondémment ancrée dans le développement de chacun, Benjamin, super compétiteur sportif, l’un des 2 fondateurs qui souhaite voir des étoiles briller dans les yeux de ses « employés », me propose de venir assister à une conférence de François Lemay sur la pleine conscience. On est tordu de rire pendant 2 heures (même si certains passages purement Québécois me sont restés abscons). François Lemay évoque son parcours, son apprentissage avec grand talent. A un moment, le conférencier chuchote, hurle, explose, affirme, déclame, pleure, rigole, saute, courre, rampe, rebondit sur ces 2 mots : tout change.

 

L’exercice dure bien 3 à 4 minutes montre en main.

Peut-être veut-il faire passer un message, qui sait…

 

Entre nous, je ne suis pas certain que les membres du club de ceux qui aiment le changement soit si nombreux que cela. Dire « j’aime le changement » dans une conversation autour d’une poutine à Montréal ou en sirotant une bière à Munich reste souvent un propos suspendu en l’air. Le changement dérange, il est confortable de s’installer (je parle autant de l’installation dans la géographie que dans les habitudes bonnes ou mauvaises, les jobs, les relations, les méthodes, les fausses pistes, les certitudes, les doutes, …). Pourtant, les 3 à 4 minutes explosives de François Lemay sont fichtement et incontournablement vraies : tout change.

 

Tout change : c’est une fadaise que d’insister sur la nécessité de prendre le changement comme une composante « normale » de la vie (professionnelle et personnelle). La résistance au changement est vaine, tout change. « Comment vivre confortablement le changement » soufflerait Robert Dilts avec qui j’ai à plusieurs reprises échangé sur le sujet…

 

Ici au Québec, fin 2018, le taux de chomage est à 5,5%. La belle province frise avec le plein emploi (habituellement évalué aux alentours de 4%). Tout ressemble à la France et tout est différent : la flexibilité se confronte à une moindre protection. Mais verrait-on en France un entrepreneur chasseur de têtes (les lundi, mardi, mercredi, vendredi) être coiffeur les jeudi et dimanche ? C’est pourtant mon expérience du jour : ce coiffeur d’origine marocaine qui cumule 2 vies, l’une pour assurer un revenu récurrent, l’autre pour tenter sa chance… Pour lui, tout change chaque semaine, il fait marcher tous ses cerveaux, tout comme ses mains… qui se sont occupées de mon scalp avec doigté.

 

Du marocain-canadien au Maroc, la transition est toute trouvée… Le Maroc, une destination maintes et maintes fois redécouverte dans mon agenda. Comme tout change, j’accompagne mon habituelle méharée coaching dans le désert en février en partant de Montréal. Pour la 10ème fois, un désert-plongeon dans son propre intérieur et un envol dans l’immensité de la galaxie, quelques jours suspendus.

  • un désert pour faire découvrir une expérience hors norme à des compagnons/compagnes d’aventure
  • un désert pour visiter un chapitre de vie
  • un désert pour puiser, encore et encore, à la source de la nature, cette nourriture de l’être

Bienvenue dans les dunes…