10 risques à être entrepreneur plutôt que salarié…

Quels sont les risques à être entrepreneur ? Faut-il privilégier le choix d’être salarié ? Ces risques valent-ils la chandelle ? Quelle est la vraie contrepartie d’oser se lancer à son compte ? Il existe tant de diseurs de bonne aventure qu’il me parait utile d’évoquer, avec expérience, les risques de l’entreprenariat et en contrepoint le bonheur d’être libre… Voyons plutôt.

 

1 – Risques à être entrepreneur : avec son conjoint

c’est simple, quand je discute avec un apprenti “entrepreneur”, je lui demande quelle est la position de son conjoint par rapport à son projet. Le conjoint est un supporter à 150%, c’est une bonne nouvelle. Si le conjoint est opposé, soit le couple soit le projet explosera à terme. Le conjoint est dans zone du “bof”, il est prioritaire d’avoir une discussion approfondie qui va l’amener à choisir un camp. Le “bof” n’est pas une position tenable dans la durée.

 

Il est quasi impossible de réussir un projet d’entreprise contre son conjoint. Telle la mer qui travaille la falaise, les petites réflexions, les vraies difficultés viendront à bout de la motivation, ou viendront à bout du couple. Ceci n’est pas une plaisanterie : sans le soutien inconditionnel du compagnon/de la compagne de vie, le choix est quasi blanc/noir. Bien sur, il doit exister des exceptions, mais à quel prix, pour l’un et/ou pour l’autre…

Est-il possible de réussir un projet entreprenarial avec un conjoint comme adversaire ou qui reste neutre, le débat est ouvert…

 

2 – Risques à être entrepreneur : avec ses clients

Créer une entreprise, c’est négocier et livrer des produits ou services à des clients. Certains clients ne sont pas cool. Il arrive qu’un client soit casse-pied (quoiqu’on peut prétendre avoir les clients qu’on mérite). Parfois, on tombe (c’est rare) sur un client de très mauvaise composition, voire conseillé par un avocat véreux (c’est rare aussi, mais ca existe).

 

Si je livre de bons produits, professionnel attentif, il est simple de répondre au client casse-pied : je règle le problème, je le rembourse, je lui fais un acompte sur un prochain achat. Bref, je m’occupe de lui. Eventuellement, je l’emmène doucement vers la porte de sortie s’il me prend trop de temps. D’autres attendent mes services.

 

Quand j’ai affaire à un vrai pas gentil/pas beau, il convient de se faire accompagner juridiquement, faire jouer la responsabilité civile. L’adage qui dit “il vaut mieux un mauvais accord qu’un bon procès” reste valable. Aller en justice, au delà des frais et des risques supplémentaires de ne pas être entendu et compris, c’est aussi la certitude de passer un temps pénible à réunir des pièces et justificatifs à n’en plus finir, d’y additionner une bonne dose de stress et de nuits en pointillé.

Le business consiste à se mettre au service des autres. Les autres nous amènent parfois des ennuis (dont nous pouvons être la cause originelle par négligence)…

 

3 – Risques à être entrepreneur : avec son compte en banque

Seuls ceux qui ont vraiment tenté l’entreprenariat peuvent comprendre avec leurs tripes de quoi il s’agit. Quand on est salarié, tous les mois, les sous arrivent sur le compte, même si on s’est disputé avec son chef. Au pire, quand on se fait virer, on va voir notre assurance chômage chérie et on conserve tous ses droits à la couverture santé. Quand j’étais salarié, même si je négociais des contrats pour mon employeur, je n’étais pas à risque sur mon compte en banque. Salarié, j’avais de la visibilité.

 

Que se passe-t-il quand on est à son compte et que la trésorerie de l’entreprise va mal ? Seuls les entrepreneurs connaissent la réponse à cette question : on ne se paie pas, on sort l’argent de son assurance vie et on la met en compte courant d’associé. On explique à la famille qu’on ne part pas en vacances et que ce jean est trop cher (qu’on peut sans doute l’acheter le mois prochain, non ?). Je passe sous silence l’ingénierie des emprunts pour éviter de tomber dans le rouge dans le court terme.

 

Je suis toujours étonné du peu de compréhension sur ce sujet. A titre personnel, j’ai eu des moments de bonne santé en trésorerie, et des moments très difficiles (jusqu’à être ruiné). Quand j’évoque un chiffre d’affaires atone ou nul pendant plusieurs mois, très rares sont les personnes qui me demandent : “comment as-tu fait pour aller au supermarché et acheter le beurre et les légumes pendant tout ce temps ?” Beaucoup de gens entendent ce risque de manière théorique, aérienne, presque anecdotique. Alors que l’entrepreneur en prise avec des problèmes de trésorerie peut vivre intérieurement un état de désolation qui peut l’entrainer très loin ou très bas.

 

Comment l’entrepreneur se sort-il des dangers de trésorerie ? Il tape dans sa caisse personnelle, tant qu’elle existe. Je souris d’entendre des capitaines de grande industrie prétendre qu’ils sont entrepreneurs, avec de gros salaires et des parachutes dorés. L’entrepreneur n’est-il pas celui qui se met vraiment à risque personnel ?

 

4 – Risques à être entrepreneur : avec ses choix

Dans le grand bateau de l’entreprise où l’on est salarié, les conséquences des choix pèsent finalement peu lourds. Au pire on est viré (avec le chômage pour bouée de sauvetage), au mieux, on nous fait les gros yeux (ce qui n’est certes pas confortable).

Le risque pour l’entrepreneur et ses choix, c’est qu’il se trompe trop souvent. L’entrepreneur prend toutes ses erreurs en direct, sans protection, sans l’empathie d’un univers bienveillant. Il paie cash !

 

Or, entreprendre, c’est faire des choix, prendre en permanence des décisions : comment j’occupe mon temps, avec qui je m’associe, qui sont mes fournisseurs, qui je vire, qui je garde, quel est le bon moment pour lancer telle ou telle initiative, comment communiquer, quel est le prix pour ce produit, etc… On peut se tromper, lourdement. Je pourrais raconter ici, en long et en travers, mon détour dans le conseil en gestion de patrimoine. 9 ans à faire toute une série de mauvais choix. 9 ans à voir la trésorerie familiale baisser inexorablement, tout en prenant de nombreuses initiatives, en suivant de nombreux cursus, en tentant des associations, en trouvant quand même une centaine de clients.

Le problème réside dans le fait qu’on comprend postérieurement les impacts des mauvais choix. Comment faire de bons choix est un défi permanent pour l’entrepreneur…

 

5 – Risques à être entrepreneur : avec ses fournisseurs

Je classerai ici 2 sortes de fournisseurs :

(1) ceux qui nous aident à créer nos produits => ils nous vendent des outils, de l’énergie, du réseau, des crayons et gommes, des conseils, des formations. Ceux-là sont en prise indirecte avec notre clientèle. Ils nous amènent la matière première et nous sommes l’usine de transformation. Ces fournisseurs-là, c’est simple : ils sont bons, on les garde, ils sont mauvais, on les vire. Cela fait partie des choix faciles, même si parfois on prend trop de temps à virer les mauvais.

 

(2) les fournisseurs de produits pour nos clients => ils nous proposent leurs produits géniaux à rajouter dans notre gamme de solutions, à grand renfort d’outils marketing, d’arguments commerciaux, de promesses de qualité. Là est le risque ! Si beaucoup de fournisseurs de cette catégorie font de la belle ouvrage, certains ne manquent pas de scrupules et sur-vendent leurs solutions ou ont un service après-vente lamentable. Or, si c’est moi qui intègre le produit de l’un de mes fournisseurs pour une proposition client, j’en deviens co-responsable. Quand le client furieux signale qu’il s’est fait avoir, je n’ai plus qu’à lui consacrer une attention et un soutien total pour obtenir satisfaction auprès de mon fournisseur défaillant. Malheureusement, ce soutien ne suffit pas toujours quand le-dit sous-traitant n’assume pas ses responsabilités. Entretemps, on n’a pas fait d’affaires, et la courbe de la trésorerie s’en ressent.

 

Bref, ne faut-il pas privilégier la vente de ses propres produits plutôt que ceux des autres, ce qui diminue considérablement le service après-vente…

 

6 – Risques à être entrepreneur : avec sa retraite

Le salarié oublie qu’un grand système s’occupe de le protéger pour ses vieux jours. S’il est imparfait, le modèle permet, mois après mois, d’accumuler sans y penser les noisettes mises en commun pour se sentir à l’abri plus tard.

Pour l’entrepreneur, c’est une autre histoire. En se lançant, les priorités sont bien ailleurs : trouver des clients, faire des produits, affûter la stratégie, mettre en place des process (et puis faire le ménage, réparer les systèmes informatiques, payer les factures, répondre aux obligations légales, and so on).

 

L’entrepreneur en mal de trésorerie hésite à rajouter une charge mensuelle. Il a le secret espoir de réussir le jackpot qui le mettra à l’abri. Il préfère souvent prendre de nouveaux risques personnels pour créer des sources de revenu dans le futur – l’investissement immobilier est un choix courant. Ceci peut rajouter des risques aux risques.

Ne nous racontons pas d’histoire, dans les risques à être entrepreneur se trouve celui d’avoir une retraite misérable !

 

7 – Risques à être entrepreneur : avec les autorités

Le salarié mesure rarement le travail effectué par les départements juridique, financier, ressources humaines, qualité, et j’en passe, pour répondre à toutes les obligations légales. Ces services, mal nommés “fonctionnels“, contribuent à la création de valeur en libérant les “opérationnels” de nombreuses taches rébarbatives qui, si elles ne sont pas remplies, mettent l’entreprise en difficulté.

 

Car les autorités appliquent la loi. Certains fonctionnaires sont compréhensifs, empathiques même, mettent de la souplesse dans l’application de certaines règles rédigées avec rigueur ou rigidité. Cependant, le fatras administratif encombre le bureau de l’entrepreneur. Sans vouloir déroger à la loi, il peut se trouver en défaut par ignorance, ou parce qu’il n’a pas pris le temps de lire toutes les petites lignes. Qui le fait ?

 

Dois-je raconter la visite de la répression des fraudes, 2 semaines avant un départ pour une marche-coaching dans le désert. Quelqu’un m’avait dénoncé ne pas être une agence de voyage et d’organiser des voyages. Certes, une fois par an, je retrouve quelques personnes à la porte du désert, chacun s’est rendu sur place par ses propres moyens. La contrôleuse des fraudes est venue. Je redoutais un peu sa visite. Après 3 questions, elle s’est mise en colère du temps perdu : elle avait bien d’autres priorités à traiter que ce stupide contrôle. Elle m’a absout en quelques minutes. Il n’empêche : le risque est resté pendu au dessus de mon épaule pendant les longues semaines où je l’attendais…

 

8 – Risques à être entrepreneur : avec son image sociale

Quand j’étais manager salarié dans un grand groupe à succès, je me sentais comme un notable respectable, un titre ronflant sur carte de visite qui suscitait l’envie. J’écrivais ou téléphonais. Derrière moi, le logo de la société brillait de toute sa splendeur.

 

Devenir entrepreneur, c’est disparaitre de l’écran. Plus personne ne nous appelle ou ne nous écrit puisque, au moins au début, on ne représente plus rien. Il faut travailler son pitch, faire des courbettes ou mettre en place des tactiques habiles pour être reçu. Dans les “diners en ville”, si le voisin de droite est médecin, celui de gauche est capitaine de gendarmerie, celui d’en face directeur d’un hypermarché (expérience vécue au moment où je me suis mis à mon compte), comment trouver sa place : pas d’équipe (ou bien minuscule), pas de gros chiffre d’affaires, pas de marque connue, pas ou peu de relations avec les huiles qui nous gouvernent, pas de certitudes sur le business model, des inquiétudes sur le budget familial, et ne parlons pas de la voiture de fonction. En fait, on entre dans un multivers, un nouvel univers que ne comprennent vraiment que ceux qui ont franchi le trou noir. Beaucoup de propos vous paraissent futiles ou dénoués du sens de la réalité.

 

Du coup, vous devenez “différent”. Vous êtes peut-être sympathique mais manifestement sur une fausse route. Pourquoi prenez-vous tous ces risques alors qu’une belle carrière de salarié vous est promise ? Certains cercles s’éloignent, peut-être y en-a-t-il d’autres dont il faut se rapprocher…

 

9 – Risques à être entrepreneur : avec son état intérieur

C’est un (très) grand risque. La multiplication des défis à relever, les initiatives qui font pschit, les coups sous la ceinture ou dans le dos, conduisent à miner le moral, la détermination, l’ambition. Tout cela, le conjoint en est le témoin (risque n°1).

 

L’entrepreneur fait front jours et nuits (d’insomnie). La fameuse sinusoïde du moral (j’ai signé des affaires, je monte au sommet de la sinusoïde, je n’ai plus de business, je tombe en bas) use l’état intérieur. Sans l’entourage, sans la confiance renouvelée de clients fidèles, sans l’aide ultime de vrais amis qui se mobilisent quand le naufrage semble proche, l’état intérieur de l’entrepreneur peut se dégrader rapidement voire irrémédiablement. Pourtant, même si je ne connais pas les statistiques, il est rare que l’entrepreneur se mette en arrêt de travail. J’ai le souvenir d’avoir repris mon clavier/écran à l’hôpital, dès que je suis sorti des brumes après une opération avec anesthésie générale. J’ai souri au médecin qui me proposait un “arrêt de travail” à ma sortie.

 

Combien d’entrepreneurs ai-je croisé en prise avec le moral dans les chaussettes, confrontés à la solitude et l’incompréhension ? Il faut choyer les entrepreneurs car ils mettent leur fragilité au service de leur créativité. Parfois au risque de leur vie.

 

10 – Risques à être entrepreneur : avec sa famille

J’ai commencé cette liste avec le conjoint, je la termine avec la famille. Les enfants d’abord : ils ont connu le “confort” d’un parent salarié, qui grognait contre les chefs et les procédures idiotes. Cependant, il/elle ramenait une sécurité matérielle à la maison. Le choc peut être rude. Ce qui était accessible sans discussion devient l’objet de négociations. L’inquiétude pèse aussi sur les jeunes têtes qui ressentent, sans qu’on ait besoin d’en parler, que papa et/ou maman est/sont en difficulté.

 

Quant à la famille élargie, il est difficile d’échapper aux réflexions acides. Certains projettent leurs propres angoisses de prendre des risques en envoyant, sans avoir l’air, de petites piques. Entre incompréhension et envie, la famille et les proches accumulent les injonctions à devenir raisonnable. Entendez par là : “rentre dans le rang, redeviens salarié ou mieux, fonctionnaire (sous-entendu, ça me rassure et on pourra continuer de manger le cassoulet tranquille)”.

Ce risque là est loin d’être négligeable. Il éloigne ceux pour qui le poids est trop lourd à partager (même s’ils ne le partagent pas vraiment). Etre entrepreneur, c’est assumer le risque de ces éloignements, voir la vie faire un tri sélectif des relations. Peut-être que ça a du bon…

 


Malgré tous ces risques,

pourquoi tenter de devenir entrepreneur ?


 

Ca y est cher lecteur, es-tu bien chargé de tous ces risques à être entrepreneur ? Epuisé de lire ? Découragé ? Je n’ai pas fait de langue de bois, tous ces risques sont réels. Entre les lignes, peut-être as-tu senti “il y a du vécu” ? J’ai une liste d’anecdotes pour illustrer chaque propos.

Alors pourquoi devenir entrepreneur, le rester, tomber des quantités de fois et se relever encore et encore. Le mot clé, c’est :

 

Liberté

 

Loin d’une quelconque naïveté, je sais que le mot liberté se conjugue avec un minimum de sécurité financière. La célèbre pyramide de Maslow, les discours qui ont suivi et les conférences, livres sur la réussite expliquent à l’infini l’importance de l’aisance financière. Certains avancent même que la fortune est essentielle. Peut-être…

 

L’entrepreneur trouve dans son aventure ce qu’il ne trouve pas ou rarement dans le salariat : une vie choisie. J’insiste : une vie choisie, chaque jour, dans chaque détail. Je suis responsable, je n’ai personne derrière moi contre qui me retourner pour dire : “je suis son esclave” (y compris avec un gros chèque), ou bien “je suis dans son rêve de vie pas dans le mien”. Ne confond-on pas rêve de vie avec argent, palmiers, petit punch les pieds dans le lagon. C’est sympa comme image mais probablement insuffisant.

 

Quand je parle de vie choisie, je pense à…

  • aller chercher les enfants à l’école, les amener à leurs activités sportives ou culturelles
  • faire l’amour à n’importe quelle heure
  • rencontrer des personnes improbables, qui ne sont pas dans le réseau convenu habituel
  • voyager sans demander d’autorisation
  • écrire un/des livres (les groupes Mastermind, accélérateurs de réussite par exemple, d’autres en préparation) et en lire quand ça me chante
  • prendre 4 heures pour écrire cet article (c’est plus compliqué avec les enjeux SEO :-))
  • créer des produits, des solutions, des services, prendre des initatives inimaginables quand on est salarié (la marche-coaching dans le désert par exemple)
  • reporter un rendez-vous pour faire la sieste
  • choisir ses clients (ceux qui sont sympas), ses partenaires (ceux qui sont pros et fiables)
  • choisir le mieux plutôt que forcément le plus
  • se rapprocher de son alignement, diminuer l’écart entre qui je suis et ce que je vis
  • aller voir sa vieille maman à la maison de retraite un jeudi matin
  • accompagner son frère handicapé plusieurs jours sur le chemin de Compostelle, juste sur un coup de tête
  • rejoindre sa fille 3 semaines en Australie
  • bosser pendant les vacances parce que j’en ai envie et que c’est pour un client sympa
  • changer d’orientation pour le plaisir
  • contribuer à une cause qui m’est chère
  • choisir de vivre ici (Montréal au moment où j’écris cet article), plutôt que de me voir imposer mon habitation par mon job
  • dire ce qu’on a à dire sans risquer la censure

 

Est-ce cette liste à la Prévert compense celle, non-exhaustive, des risques à être entrepreneur ? Il n’y a pas de réponse générale à cette question particulière. La seule façon de le savoir reste de vivre l’expérience. Se relèver encore et encore. Laisser l’esprit créatif reprendre le dessus pour désarmer l’imposteur intérieur. Empêcher les coups bas ou les trahisons de conduire au délabrement. S’appuyer sur ces combats pour renforcer la détermination. Continuer le parcours périlleux de l’enteprenariat.

 

Dire que le chemin est important, davantage même que la destination est devenu une banalité, un poncif. Pourtant, c’est le chemin de l’entrepreneur qui enrichit sa vie, et parfois son portefeuille. A l’automne, quand les feuilles commencent à tomber et qu’approche le grand hiver, il est une fierté de se retourner en pensant : j’ai tenté et vécu tout ça, j’ai marché sur mon chemin.

Sur son bras, une cousine a tatoué : “la vie est un risque, si tu n’as pas risqué, tu n’as pas vécu”…

 

Article dédié à Sandrine

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