Consultant est un métier d’avenir

La parenthèse industrielle ne va pas se refermer en un instant. Nous continuerons d’avoir besoin de produits. Les robots vont peu à peu remplacer les humains pour presque toutes les taches automatiques, on le sait. 

L’ère industrielle a introduit le concept de l’entreprise hypertrophiée : des milliers, des dizaines de milliers, parfois même des centaines de milliers d’employés travaillent pour des monstres. Ces monstres créent des processus, des règles, des structures. Et beaucoup d’humains y souffrent du manque de sens, de l’extinction de leur créativité, de la nécessité de survie et l’attente de la libération. La résignation, dans tous les corps de métier, s’entend. Elle se murmure entre les mots. Elle se repère quand surviennent les maux.

 

Les études montrent régulièrement que sur 10 salariés, 1 est super motivé, 6 le sont très moyennement, 3 tirent carrément la barque dans l’autre sens (sabotage conscient ou pas) !

Il est certain que la flexibilité de l’emploi se développe et le phénomène n’est pas près de ralentir. Flexibilité signifie, en des termes moins choisis, que les plans sociaux et autres licenciements amicaux ou brutaux ont de beaux jours devant eux. “Préparez vous à vous faire virer” pourrait être une nécessaire posture intérieure à s’approprier. Comment résister ? Comment résister à la profonde transformation de l’univers professionnel ? Comment passer de la situation de victime ou celle de la perte d’envie à une vie intense, une vie choisie, une vie proactive, une vie plus risquée aussi ? Quoique… cela dépend de la définition du mot risque. Le risque de se morfondre pèse-t-il lourd dans la balance ?

 

L’appel du sens et de l’intérêt de prendre sa vie en main, le désir de se mettre à son compte peuvent se conjuguer à ce grand élan vers la “flexibilité”. Quand on est compétent, le fait est que souvent on est mal employé. C’est quand la dernière fois que votre boss vous a demandé : “qu’est-ce que tu aimerais faire ?” Cette question est-elle totalement incongrue ? Il ne s’agit pas de savoir ce que vous avez envie de faire. Il s’agit plutôt de vous transformer en clone efficace, en réduisant votre univers des possibles à une série d’objectifs difficiles à négocier. “Vous comprenez, mon cher, vous devez endosser votre rôle et devenir supporter de ces objectifs” – même si vous n’y adhérez pas du tout. 

Quand on est compétent, peut-on conjuguer son appétit de sens et de liberté avec le besoin des entreprises de récolter la créativité à bon compte ? Comment conserver sa motivation au prix de l’indéterminé ? Je rappelle que “indéterminé” ne signifie nullement “éternel”. Cela signifie qu’on ne sait ni le jour ni l’heure… de la fin.

 

 

Consultant est un métier d’avenir

Profession consultant, ça sonne comment ? Il existe de nombreux poncifs lancés par ceux qui justement, ne se sont jamais lancés hors du confort (tout relatif) du salariat. On entend que : 

  • – le consultant prend le poignet de son client pour lui dire l’heure (et au passage lui pique sa montre)
  • – le consultant trouve des solutions à des problèmes qui n’existent pas
  • – le consultant est payé très cher sans que l’on sache mesurer le retour sur investissement

et bien d’autres fadaises égrennées par ceux qui en connaissent pas le métier…

 

Le métier est à la fois excitant et difficile, j’y reviendrai. Ce qui est certain, c’est que consultant est un métier d’avenir car il répond à 2 tendances joyeuses de se retrouver : flexibilité (pour les entreprises) et recherche de sens (pour les employés). Toutes les spécialités sont concernées : le marketing, la vente, la production, l’informatique, les ressources humaines, la recherche et développement, la production, les moyens généraux. Dans tous ces secteurs, le professionnel compétent peut créer une offre singulière en s’appuyant sur ses connaissances certes, mais surtout sur son expérience.

 

L’expérience atout maitre du consultant

 

Quand j’étais jeune (il y a fort fort longtemps), je me demandais pourquoi les présidents, les ministres et autres patrons d’entreprise étaient si âgés ! Sérieusement, je m’interrogeais. Pourquoi les têtes chenues ont le pouvoir. Les jeunes sont plus forts, ils pourraient leur casser la figure pour prendre le pouvoir. Ayant perdu quelques cheveux et pris des ans, j’ai découvert la subtilité de l’expérience. Impossible à vraiment définir, l’expérience est cette accumulation d’histoires, cet empilage de savoirs reliés dans le meli-melo des synapses qui n’en finissent pas de se contorsionner pour rejoindre toujours plus de neurones.

 

Après avoir traversé quelques bonnes tempêtes et autres temps calmes, quand les années ont fait leur office, devenir consultant libre devient une opportunité de carrière.

Devenir consultant est un défi. Tout change quand on passe d’un métier encadré, d’un environnement où tout est à portée, quand on jouit de considération eu égard à nos épaulettes étincelantes.

 

1. Le téléphone ne sonne plus

2. Le nombre de courriels tombe à des niveaux inconnus

3. Les réunions (ennuyeuses pour beaucoup) disparaissent de l’agenda

4. Les petits chefs ne cassent plus les pieds

5. Les grands chefs cessent d’exercer des pressions insupportables

 

  Et si consultant était un métier d’avenir qui changeait toute votre vie ?

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