Le Comité de Pilotage, clé du succès des projets à fort enjeu…

L’expression Comité de Pilotage est régulièrement employée par les DSI, dans les marchés publics, et en général dans les (grandes) entreprises qui mettent en place le management transversal.

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De quoi s’agit-il ? A quoi cela sert-il ? Qui en est membre ? Qui l’anime, qui arbitre ? Quels sont les objectifs et la régularité des réunions de Comité de Pilotage ? Pourquoi créer un Comité de Pilotage est la clé de succès pour les projets à forts enjeux ?

 

Quand le Projet présente de forts enjeux, un cahier des charges complexe, de multiples interlocuteurs, de lourdes interdépendances entre plusieurs entités de l’entreprise, monter un comité de pilotage (souvent le mot COPIL est employé dans les couloirs) est une top priorité du chef de projet…

 

En effet,  la confusion entre détention du pouvoir et exécution du projet reste souvent de mise dans la gestion des projets (c’est d’ailleurs utile quand le top management cherche un bouc émissaire si la situation tourne mal). Or, dans le management de projet transversal, le chef de projet ne peut pas arbitrer des priorités de moyens, de délais ou de qualité qui le dépassent, puisqu’il n’a pas de relation hiérarchique avec son équipe. Il va donc concevoir et présenter régulièrement des tableaux de bord synthétiques, directs au but, qui servent à une prise de décision éclairée par les membres du Comité de Pilotage.

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Clarifiez votre orientation professionnelle : 5 questions

Votre orientation professionnelle, cette question vous suit-elle depuis le début de votre parcours ?

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5 questions pour votre orientation professionnelle

 

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Alors que les sombres nuages du chômage continuent d’encourager les peurs, comment faire pour trouver la bonne orientation professionnelle, surtout quand le projet n’apparait pas clair ? Il existe bien sur les bilans de compétences, les tests d’orientation, la formation pour la reconversion professionnelle. On se pose la question pour changer de métier, on peut aussi avoir l’interrogation de son orientation professionnelle dès le début de sa carrière. Vers quoi m’orienter ? Dans un échange avec une jeune diplômée, ingénieure (ouhaou, c’est un sacré beau bagage), je retrouvai dans ses questionnements les mêmes que j’avais à son âge.

 

Avez-vous une passion ?

 

Certaines personnes grandissent avec une passion qui les dévorent, ils deviennent acteurs, pâtissiers, docteurs, menuisiers car ils en ont toujours rêvé. Chouette pour eux, ils poursuivent une forme de prédestination qui leur permet de s’accomplir.

Pour beaucoup d’autres, la question de l’orientation reste en point d’interrogation avant d’entrer dans la vie professionnelle, pour d’autres même, elle se prolonge longtemps dans le parcours de vie.

 

A la jeune diplômée, j’ai proposé de travailler 5 questions pour clarifier son orientation professionnelle… Le travail sur ces 5 questions a pour vocation de mettre sur un chemin. Prenez 5 feuilles blanches pour faire l’exercice…

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Qui sont les doux-dingues

Aurélien Barrau, astrophysicien devenu célèbre depuis l’automne 2018, utilise souvent cette expression “qui sont les doux-dingues ?” Depuis quelques jours, j’évoque mon envie d’aller travailler dans la permaculture. Je n’ai jamais eu autant de réactions à mes publications. Entre ceux qui tentent de me ramener à la raison en me tirant par les cheveux vers le système dont la vocation semble de permettre à l’occident de gagner contre la Chine, et ceux qui me donnent plein d’indications très intéressantes, avec ou sans encouragement, je vois tout le spectre qui sépare les prises de conscience ! Qui sont les doux-dingues ?

 

J’espère que la vidéo est suffisamment explicite pour exprimer ce que je ressens. Si la crise du coronavirus permet d’aiguiser les prises de conscience au plus profond, alors il reste le passage à l’action. Car qui sont les doux-dingues ?

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Je ne sais pas quoi faire : 6 conseils pour vous

Quoi faire ?

Certains, tout petit, savent ce qu’ils vont faire : je serai architecte, développeur informatique, astronaute, infirmier(e), etc… Même si rares sont ceux qui envisagent d’être “pion, pion, pion” (voir le film les choristes), ceux qui savent ont un avantage pour diriger leur frèle esquif dans la vie. Ils organisent leurs études, leurs relations et leur chemin en fonction de ce bel objectif qui les inspire. Super ! Et les autres alors (comme moi), comment prendre les bonnes directions ? Si vous vivez avec le syndrôme “je ne sais pas quoi faire, j’ai 6 conseils pour vous”.

 

Je ne sais pas quoi faire, comment cela se traduit-il :

  • vous vous ennuyez dans votre job…
  • dès que vous maitrisez un sujet, vous avez envie d’en explorer un autre…
  • quand on vous demande “qu’as-tu envie de faire”, vous allez vous cacher dans une armoire…
  • on vous dit souvent “avec toutes tes compétences, je ne m’inquiête pas pour toi…
  • le simple fait de lire une offre d’emploi, super bien détaillée, vous donne envie de monter dans le prochain vol interstellaire pour une autre liberté dans la galaxie voisine…

 

Bref, vous n’avez pas (semble-t-il) de vocation. Si je connais parfaitement bien ce syndrôme, beaucoup regardent pourtant mon parcours avec étonnement : un parcours en forme de quête perpétuelle – avec de super chouettes expériences – surement pas une ligne directe vers le graal de la vocation inspirée. Cette quête me donne cette idée d’article.

 

Si vous avez en tête “je ne sais pas quoi faire, j’ai 6 conseils pour vous”…

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Les 3 priorités des leaders…

Quelles sont les 3 priorités des leaders, des grands leaders j’ai envie d’ajouter ? Sur quel témoignage s’appuyer pour avoir la bonne hauteur de vue et répondre à cette question ? Pourquoi y a-t-il tant de confusion sur le rôle du leadership ?

Antonio Perez

Nous ne nous sommes pas parlé depuis mi-décembre 2001 (bientôt 18 ans). Sur l’impulsion d’un copain coach (voir à quoi sert le coaching), j’appelle Antonio Perez. Nous passons 2 heures en webcam. Antonio est l’ancien numéro 2 d’HP (70 000 personnes dans sa division, 10 milliards de $ de chiffre d’affaires), puis Président de Gemplus au moment de l’entrée en bourse, ensuite Président de Kodak (que je vais évoquer dans cet article). Dans son bureau, des photos où on le voit en tête-à-tête avec Obama, Bush, le président chinois…

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Le leadership responsable est-ce une priorité absolue ?

Comment se fait-il que l’immense majorité des beaux cerveaux de la planète travaillent encore dans le business as usual ? Comment se fait-il que la catastrophe annoncée sur la biodiversité, le dérèglement climatique qui s’accélère, la condition déplorable des femmes dans encore trop d’endroits, les stupides et démesurées dépenses militaires, la pauvreté et les inégalités criantes, la maltraitance animale n’empêchent pas les leaders de dormir ? Comment se fait-il qu’ils regardent en priorité les résultats financiers du trimestre, le cours de l’action, les perspectives juste économiques ? Pourquoi les autres indicateurs sont-ils négligés ?

Depuis peu, j’ose afficher ce qui me fait vraiment vibrer : le leadership responsable, priorité absolue.

Nos leaders s’élèvent-ils parfois à 10 000 km au dessus de la terre pour bien considérer leurs décisions (pas seulement “helicopter view” comme le veut l’expression consacrée, mais plutôt à hauteur de satellite) ? Nos leaders ont-ils des enfants ? Se sont-ils promenés dans des quartiers défavorisés ? Regardent-ils les fossés plein de plastique au bord des routes ? Réfléchissent-ils au sens et à l’utilité de leur business ? Mobilisent-ils leurs équipes autour de la cupidité et du pouvoir, ou autour d’une contribution qui enrichit l’humain plus que leur volatile portefeuille ? Nos leaders réfléchissent-ils à 2 fois avant de prendre les décisions sages et durables ? Le temps, l’urgence les empêche, pourquoi ?

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Sans émotions, les leaders nous emmènent-ils à la catastrophe ?

Les émotions reviennent régulièrement au débat : quel ménage font émotions et leaders ? Les managers doivent-ils les laisser à l’extérieur de l’entreprise ? Se laisser “dominer” par ses émotions serait-il contre productif ? D’ailleurs que signifie “se laisser dominer” ? Pourquoi le déni des émotions pourrait nuire et nous emmener vers la catastrophe ? Quoi faire des émotions quand on dirige un groupe, une organisation ?

Une colère pour gagner un projet

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Tout change…

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François Lemay

Un soir à Montréal, j’assiste à une conférence de François Lemay sur la pleine conscience. On est tordu de rire pendant 2 heures (même si certains passages purement Québécois me sont restés abscons). François Lemay évoque son parcours, son apprentissage avec grand talent. A un moment, le conférencier chuchote, hurle, explose, affirme, déclame, pleure, rigole, saute, courre, rampe, rebondit sur ces 2 mots : tout change.

 

L’exercice dure bien 3 à 4 minutes montre en main.

Peut-être veut-il faire passer un message, qui sait…

 

Entre nous, je ne suis pas certain que les membres du club de ceux qui aiment le changement soit si nombreux que cela. Dire “j’aime le changement” dans une conversation autour d’une poutine à Montréal ou en sirotant une bière à Munich reste souvent un propos suspendu en l’air. Le changement dérange, il est confortable de s’installer (je parle autant de l’installation dans la géographie que dans les habitudes bonnes ou mauvaises, les jobs, les relations, les méthodes, les fausses pistes, les certitudes, les doutes, …). Pourtant, les 3 à 4 minutes explosives de François Lemay sont fichtement et incontournablement vraies : tout change.

 

Tout change : c’est une fadaise que d’insister sur la nécessité de prendre le changement comme une composante “normale” de la vie (professionnelle et personnelle). La résistance au changement est vaine, tout change. “Comment vivre confortablement le changement” soufflerait Robert Dilts avec qui j’ai à plusieurs reprises échangé sur le sujet…

 

Ici au Québec, fin 2018, le taux de chomage est à 5,5%. La belle province frise avec le plein emploi (habituellement évalué aux alentours de 4%). Tout ressemble à la France et tout est différent : la flexibilité se confronte à une moindre protection. Mais verrait-on en France un entrepreneur chasseur de têtes (les lundi, mardi, mercredi, vendredi) être coiffeur les jeudi et dimanche ? C’est pourtant mon expérience du jour : ce coiffeur d’origine marocaine qui cumule 2 vies, l’une pour assurer un revenu récurrent, l’autre pour tenter sa chance… Pour lui, tout change chaque semaine, il fait marcher tous ses cerveaux, tout comme ses mains… qui se sont occupées de mon scalp avec doigté.

 

Ce matin, j’ai changé de parcours pour accompagner mon fiston à pied à l’école. Il a grogné. Puis il m’a suivi. L’occasion d’une minuscule parabole sur le changement qui, si on y résiste, de toute façon nous guette…

 

Non, non et non, 3 raisons pour dire non !

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“Non” !

Notre éducation nous a souvent poussé à dire (presque toujours) oui. Pourtant, le “non” est très puissant puisqu’il permet d’arbitrer et aussi de choisir (comme le oui d’ailleurs). Sauf que, la confusion existe entre “je te dis non à ce que tu me proposes/ce que tu me demandes” et “je dis non à toi”.

 

Dans le premier cas, il s’agit de repousser une proposition, une sollicitation. Dans la deuxième formule, il s’agit de repousser la personne. Cette confusion crée ce malaise : “j’ai dit oui (parce que je t’apprécie), mais en fait, je ne peux pas/je ne veux pas/je ne sens pas et j’ai vraiment envie de dire non (mais je n’ose pas)”.

 

Apprendre à dire non est l’une des leçons apprises auprès de ceux qui réussissent.

Il y a surement des quantités de raisons d’apprendre à dire “non”, j’ai envie de privilégier celles-ci…

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Comment changer l’organisation ?

Quand on dirige un service, un département en entreprise, l’organisation des responsabilités, le partage des taches font partie des préoccupations de management. Le moment de la prise de poste à la direction, dans les mois qui la suivent, est un moment opportun pour “rebattre le jeu de cartes”.

 

Exemple d’organisation cible

 

On peut objecter “pourquoi changer l’organisation ?”. Il y a plusieurs raisons fondamentales qui doivent pousser le manager à prendre cette décision, j’en propose 4 (ce qui n’a rien de définitif ni d’exhaustif)…

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