1 formule magique pour négocier avec votre chef…

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Qu’il est difficile de négocier avec son propre chef… qu’il est difficile de lui signifier son désaccord. Entre le risque de se faire “saquer”, la sensation confuse de risquer de perdre sa considération, sa reconnaissance, nombreux sont ceux qui la bouclent devant les galons. Dans cette vidéo, je propose une formule magique pour négocier avec son chef : un peu d’humour, un peu de provoque, en réalité une tactique que je développe dans la suite de cet article…

Que pensez de cette formule magique pour négocier avec votre chef ?

Pourquoi je m’amuse de dire “chef je t’aime, ne m’oublie pas pour mon augmentation de fin d’année, et j’ai envie de te donner mon avis/désaccord/incompréhension/contradiction sur le sujet xxx/projet yyy/réunion zzz“.

Cette formule couvre en réalité 3 aspects :

  1. je prépare le terrain en m’adressant à toi mon chef, à toi être humain. Toi, tu n’es pas en cause, toi, je t’apprécie ou je te respecte. C’est l’idée de l’expression “je t’aime”. Du haut de son fauteuil de pouvoir, le manager a comme tout le monde, besoin de sentir qu’on l’apprécie, même si on n’est pas d’accord avec lui. Introduire le propos par le “je t’aime” ou par quelque expression qui lui fait sentir que lui n’est pas en cause, c’est une tactique pour ouvrir le débat sur le registre de l’idée et non de la personne.
  2. “Ne m’oublie pas pour mon augmentation de fin d’année” est un clin d’oeil au risque que je pense prendre en affirmant un désaccord – risque authentique si le chef en question est peu enclin au débat. En soulignant cette inquiétude (j’ai peur pour mon avancement si j’exprime un point de vue dissonant), j’annonce la couleur en montrant que mon geste est courageux. Si par hasard le contenu de mon propos manque de pertinence, j’aimerais ne pas en supporter des conséquences négatives. Après tout, j’ai osé contribuer.
  3. En apportant un avis, même s’il est (d’autant plus s’il est) contradictoire, je développe la richesse de mon entreprise. Quelle est la décision, quel est le point de vue qui n’a pas besoin d’angle d’observation complémentaire, d’analyse de risque supplémentaire, de vision décalée ?

C’est un point clé.

Tous les avis sont les bienvenus, même si tous les avis ne peuvent pas être retenus.

Un équipier qui n’ose pas donner son avis est une perte sèche de richesse pour l’entreprise. Donner son avis, en prenant des précautions de langage, permet au groupe et à son leader de progresser. On ne sait jamais la portée d’une contribution, même mineure.

La formule magique d’aujourd’hui “je t’aime, ne m’oublie pas pour mon augmentation, et j’ai un avis à apporter sur…” est une tactique de langage à adapter à votre situation. La structure reste intéressante à exploiter :

  • je t’aime = j’envoie le message de mon respect
  • ne m’oublie pas = merci de prendre en compte ma prise de risque
  • j’ai un avis = c’est une contribution, pas forcément LA solution

La formule permet-elle d’engager une négociation avec son chef, apporter sa couleur à l’édification du projet d’entreprise ? Engager une négociation avec son chef, n’est-ce pas une compétence que chacun doit s’approprier pour développer la solidité et la pérennité de l’entreprise ?

Qu’en pensez-vous ?

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Anecdote vécue comme consultant

Après lui avoir présenté mon offre, le Directeur Général me dit : “vous êtes plus cher que votre concurrent qui a une belle expérience dans une grande entreprise américaine. Cependant, le courant passe bien entre nous, et je préfère votre proposition”. Il signe alors l’offre à 10 000€, et ajoute : “si nous devons continuer à travailler ensemble, je négocierai vos prix”.

Je réponds “bien sur”… Je réalise la prestation avec son équipe de direction : un diagnostic, suivi d’un séminaire de 2 jours en intelligence collective, une synthèse de recommandations.

A l’issue de la mission, le Directeur Général me demande une nouvelle offre. Moins d’une semaine plus tard, je lui propose une mission à 30 000€. Il signe et me dit : “je ne négocie pas le prix car je connais la qualité de la prestation que j’achète”.

Dans cette anecdote se trouvent dissimulés les “secrets” de la vente de valeur. Je vends de la valeur, je ne vends pas du temps. Pour en savoir plus, voici 5 vidéos gratuites à écouter : comment bien vendre du conseil aux entreprises…

Anecdotes vécues en entreprise

N°1 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis 3 semaines, je travaille un plan marketing avec mon équipe. Je vais lui présenter les résultats de ce travail d’une dizaine de collaborateurs de qualité. Lui, top manager, diplôme le plus ronflant qu’on puisse trouver dans notre douce France, m’écoute moins de 5 minutes. Tout d’un coup, il se lève, tout sourire, se dirige vers le tableau blanc accroché au mur : « OK Laurent, ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut s’y prendre ».

Suit une magnifique démonstration, brillante. J’ai le moral à zéro, je sors de son bureau en pensant: « on est une équipe nulle. En 5 minutes, il a démonté tout notre travail »…

N°2 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis des mois, je me débats sur un projet complexe, qui implique tous les départements de l’entreprise. Je viens comme chaque quinzaine, une heure dans son bureau pour lui présenter mes « petits soucis ». Il est américain,  directeur financier, l’entreprise pèse 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires. Avant, il était contrôleur financier mondial d’Intel – vous savez la petite boite américaine qui met des puces électroniques partout. A chacun de nos tête-à-tête, il m’écoute lui raconter mes petits malheurs. Puis il me pose des questions, ouvertes la plupart du temps (en anglais): « que penses-tu que … », « pourquoi crois-tu que … », « quelles sont les pistes que tu imagines… ». Après chaque entretien, je ressors de son bureau gonflé à bloc.

Que pensez-vous de ces 2 anecdotes ?

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