J’ai oublié… est-ce bien professionnel, comment faire ?

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Vous arrive-t-il d’entendre (ou pire de dire) : “j’ai oublié !”

Il me souvient un jour un très bon ami répondant à sa femme revenue d’une matinée d’absence. Attrapant la liste des choses à faire, consciencieusement écrites sur la liste, elle le mit à la question :

– as-tu vidé la machine ?

– oui, oui

– et étendu le linge ?

– euh non j’ai oublié

– rangé les revues qui trainent à l’entrée

– oui, oui

– appelé le plombier

– euh, j’ai oublié…

 

L’amour gouvernant la relation de ce couple, l’échange se termina dans un éclat de rires, sur une liste à moitié “oubliée”. L’histoire continue entre ces 2 là, autre chemin que celui du film d’Yves Robert “Alexandre le Bienheureux“, qui raconte une fable où Philippe Noiret nous sert un bonne rasade de rigolade, et de grasses matinées…

Comment peut-on dire “j’ai oublié” ? Surtout au boulot !!!

Au boulot, comment un collaborateur ou un manager peut-il, en toute bonne foi utiliser une esquive aussi peu sophistiquée ? Est-ce bien professionnel ? Alors comment faire ?

 

En tant que manager, l’exemplarité consiste à mettre en place un système irréprochable d’organisation des taches à faire. Autrement dit, et quel que soit le système utilisé, consigner les engagements élémentaires et les tenir. L’agenda est le meilleur outil à utiliser pour cet enregistrement de taches. Ainsi, même pour une tache élémentaire à réaliser dans 3 mois, il suffit de la saisir, lui donner la date de réalisation, puis de l’effacer de sa mémoire immédiate – sinon, on reste l’esprit encombré. Fort du système mis en place, le manager n’a plus qu’à l’enseigner à ses collaborateurs.

“J’ai oublié” est ainsi censuré du vocabulaire professionnel.

Pensez-vous que ce soit difficile à réaliser ?

Certainement pas : il s’agit d’avoir toujours avec soi un agenda papier (pour ceux que la technologie rebute), ou un téléphone intelligent (il en existe maintenant quelques uns sur le marché…) et de stocker immédiatement la tache à réaliser accompagnée de la date à laquelle il faut agir.

 

Reste toutes les autres raisons pour ne pas faire :

  • le manque de motivation
  • le manque de moyen
  • le manque de compétence
  • le manque de clarté de l’action à accomplir

 

OK… toutes ces autres raisons peuvent être justes. Oublier, pas possible. Manquer de motivation, de moyen, de compétence, de clarté, ces causes de manquement à ses obligations existent. Le manager averti observe donc, quand il délègue une mission, 2 indices :

  1. le collaborateur a-t-il enregistré la demande dans un système efficace ? (nb : ça se voit, il a noté ou non – et s’il n’a pas noté, il convient de demander : “peux-tu noter ma demande, ça me rassure”)
  2. en faisant reformuler l’instruction, repérer si l’équipier est motivé, a les moyens, a les compétences et a compris précisément quel est sujet

Peut-on déduire de la formule “j’ai oublié”, au boulot, qu’un brin de mauvaise foi dépasse du veston ? Je vous laisse à vos réactions et réflexions…

 

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Co-auteur du livre “Les groupes Mastermind, accélérateurs de réussite”, premier ouvrage publié en français sur le sujet. Co-écrit en intelligence collective. Egalement disponible en anglais et en espagnol.

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Après lui avoir présenté mon offre, le Directeur Général me dit : “vous êtes plus cher que votre concurrent qui a une belle expérience dans une grande entreprise américaine. Cependant, le courant passe bien entre nous, et je préfère votre proposition”. Il signe alors l’offre à 10 000€, et ajoute : “si nous devons continuer à travailler ensemble, je négocierai vos prix”.

Je réponds “bien sur”… Je réalise la prestation avec son équipe de direction : un diagnostic, suivi d’un séminaire de 2 jours en intelligence collective, une synthèse de recommandations.

A l’issue de la mission, le Directeur Général me demande une nouvelle offre. Moins d’une semaine plus tard, je lui propose une mission à 30 000€. Il signe et me dit : “je ne négocie pas le prix car je connais la qualité de la prestation que j’achète”.

Dans cette anecdote se trouvent dissimulés les “secrets” de la vente de valeur. Je vends de la valeur, je ne vends pas du temps. Pour en savoir plus, voici 5 vidéos gratuites à écouter : comment bien vendre du conseil aux entreprises…

Anecdotes vécues en entreprise

N°1 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis 3 semaines, je travaille un plan marketing avec mon équipe. Je vais lui présenter les résultats de ce travail d’une dizaine de collaborateurs de qualité. Lui, top manager, diplôme le plus ronflant qu’on puisse trouver dans notre douce France, m’écoute moins de 5 minutes. Tout d’un coup, il se lève, tout sourire, se dirige vers le tableau blanc accroché au mur : « OK Laurent, ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut s’y prendre ».

Suit une magnifique démonstration, brillante. J’ai le moral à zéro, je sors de son bureau en pensant: « on est une équipe nulle. En 5 minutes, il a démonté tout notre travail »…

N°2 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis des mois, je me débats sur un projet complexe, qui implique tous les départements de l’entreprise. Je viens comme chaque quinzaine, une heure dans son bureau pour lui présenter mes « petits soucis ». Il est américain,  directeur financier, l’entreprise pèse 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires. Avant, il était contrôleur financier mondial d’Intel – vous savez la petite boite américaine qui met des puces électroniques partout. A chacun de nos tête-à-tête, il m’écoute lui raconter mes petits malheurs. Puis il me pose des questions, ouvertes la plupart du temps (en anglais): « que penses-tu que … », « pourquoi crois-tu que … », « quelles sont les pistes que tu imagines… ». Après chaque entretien, je ressors de son bureau gonflé à bloc.

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