Ceux qui réussissent travaillent tout le temps…

by | Ceux qui réussissent, Entrepreneur, Mastermind, Vidéos, Voyage | 7 comments

Dans cette vidéo, je raconte ce qui m’arrive en conduisant à Sydney. D’un seul coup, me viennent toutes un tas d’idées pour l’animation de mon groupe Mastermind. J’ai envie de faire travailler les entrepreneurs de mon groupe sur l’appropriation d’habitudes de ceux qui réussissent – ces pratiques que j’ai remarquées en côtoyant des personnalités qui apportent beaucoup, et vivent une vie riche de belles expériences. Les idées se bousculent dans ma tête, alors que je zigzague sur la file de gauche, dans le tumulte de Sydney.

 

Dans ma tête, une quinzaine d’habitudes de ceux que j’ai vu réussir, se met en liste. L’une d’entre elle est qu’ils travaillent tout le temps !

 

Que veut dire travailler tout le temps : “à fond en permanence” ou tout autre chose ?

 

Mon propos n’est pas de défendre le travail sans arrêt, de mettre les workoolic sur un pied d’estale. Au contraire…

Mon propos est plutôt inverse : ceux que j’ai vu réussir semblent perpétuellement inspirés pour leur travail. Ils écoutent leur inspiration. Elle n’arrive pas de manière structurée, elle n’arrive pas à des moments précis (par exemple pas forcément aux horaires de bureau, qui peuvent même parfois être pauvres en créativité). Les inspirations surviennent la nuit, au volant, en pleine balade dans la nature, dans le métro, au milieu d’une réunion qui n’a rien à voir, en famille, en regardant un film, bref n’importe où, n’importe quand…

 

Certes, ce n’est pas l’heure de bosser ! Pourtant, faut-il rejeter cette inspiration, faut-il culpabiliser parce que ces idées de travail surgissent en dehors des horaires convenus ? Ceux que j’ai observés et qui réussissent ne s’embarrassent pas de ces contingences. L’inspiration, c’est du travail à capturer dans l’instant !

 

Avez-vous mis en place un système de saisie, un système d’enregistrement immédiat : écrire une note, dessiner un schéma, dicter un bref audio sur votre téléphone ? C’est un atout maître. En consignant immédiatement vos idées, vos intuitions, non seulement vous capitalisez une valeur à ajouter au service de vos clients, mais vous vous libérez l’esprit – et pouvez revenir dans l’instant présent.

 

J’ai pu remarquer que ceux qui réussissent ne mettent pas vraiment de frontières entre les moments détente/plaisir et les temps de travail, tout simplement parce que leur cerveau ne s’arrête jamais. Ils ont accepté dans leur système de travail les émergences impromptues. Inversement, ceux qui réussissent parfois se se prélassent quand le reste du monde est à la tâche.

 

Ce que je vous suggère, c’est de mettre en place un système pour consigner ce qui vient, quand ça vient, et ainsi profiter de vos émergences pour le plus grand bénéfice de vos clients, de la richesse de votre vie.

 

Avez-vous cette pratique en place ? Qu’en pensez-vous ?

 

NB : j’ai listé une quinzaine de pratiques très concrètes de ceux que j’ai vu réussir. J’y reviendrai… Cet article m’a aussi pousser à clarifier “au fait, c’est quoi la réussite ?

 

7 Comments

  1. Waroux

    Les workoolic…please …traduction
    Merci

    Reply
    • Laurent de Rauglaudre

      Workoolic = work + oolic

      Work, c’est le travail
      oolic, c’est en référence aux alcooliques

      Bref workoolic, ce sont les alcooliques du travail 🙂

      Reply
  2. Waroux

    Falait le deviner..
    Merci pour cette explication
    Est ce un terme usité ?

    Reply
      • Waroux

        Mais nous sommes en France. Resons en France quand nous parlons ou écrivons en France.

        Reply
  3. de Slane

    je partage cette idée de vivre ces inspirations et idées quand elles viennent pour les exposer parfois plus tard quand ce n’est pas le moment… Et réciproquement, dans un monde compartimenter par les horaires, il faut apprendre à combler le “vide” des horaires de bureau quand l’inspiration n’est pas là…
    pour revenir sur “vivre ses inspirations”, c’est amusant de remarquer comment nous arrivons à la faire dans la sphère privée (des projets familiaux, personnels ou amicaux à foison) alors que nous avons plus de difficultés à exprimer ses attentes et à rebondir dans le monde professionnel car nous nous laissons contraindre par les procédures !

    Reply
    • Laurent de Rauglaudre

      “Procédures”, le mot est lâché 🙂
      Si la procédure n’est qu’une contrainte, est-elle juste ? Si elle a du sens, je ne me sens pas contraint, je me sens libre de créer. Le problème est que souvent, la création de procédure répond davantage à un besoin (une nécessité ? une fragilité ?) de contrôler, que de faciliter voire de libérer. Je milite toujours pour la suppression ou la modification des procédures dénuées de sens, ce qui, de mon point de vue, fait partie de la mission du manager responsable.

      Merci Edouard pour ton commentaire…

      Reply

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Co-auteur du livre “Les groupes Mastermind, accélérateurs de réussite”, premier ouvrage publié en français sur le sujet. Co-écrit en intelligence collective. Egalement disponible en anglais et en espagnol.

Hé hé, c’est quoi un consultant libre ?

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Anecdote vécue comme consultant

Après lui avoir présenté mon offre, le Directeur Général me dit : “vous êtes plus cher que votre concurrent qui a une belle expérience dans une grande entreprise américaine. Cependant, le courant passe bien entre nous, et je préfère votre proposition”. Il signe alors l’offre à 10 000€, et ajoute : “si nous devons continuer à travailler ensemble, je négocierai vos prix”.

Je réponds “bien sur”… Je réalise la prestation avec son équipe de direction : un diagnostic, suivi d’un séminaire de 2 jours en intelligence collective, une synthèse de recommandations.

A l’issue de la mission, le Directeur Général me demande une nouvelle offre. Moins d’une semaine plus tard, je lui propose une mission à 30 000€. Il signe et me dit : “je ne négocie pas le prix car je connais la qualité de la prestation que j’achète”.

Dans cette anecdote se trouvent dissimulés les “secrets” de la vente de valeur. Je vends de la valeur, je ne vends pas du temps. Pour en savoir plus, voici 5 vidéos gratuites à écouter : comment bien vendre du conseil aux entreprises…

Anecdotes vécues en entreprise

N°1 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis 3 semaines, je travaille un plan marketing avec mon équipe. Je vais lui présenter les résultats de ce travail d’une dizaine de collaborateurs de qualité. Lui, top manager, diplôme le plus ronflant qu’on puisse trouver dans notre douce France, m’écoute moins de 5 minutes. Tout d’un coup, il se lève, tout sourire, se dirige vers le tableau blanc accroché au mur : « OK Laurent, ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut s’y prendre ».

Suit une magnifique démonstration, brillante. J’ai le moral à zéro, je sors de son bureau en pensant: « on est une équipe nulle. En 5 minutes, il a démonté tout notre travail »…

N°2 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis des mois, je me débats sur un projet complexe, qui implique tous les départements de l’entreprise. Je viens comme chaque quinzaine, une heure dans son bureau pour lui présenter mes « petits soucis ». Il est américain,  directeur financier, l’entreprise pèse 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires. Avant, il était contrôleur financier mondial d’Intel – vous savez la petite boite américaine qui met des puces électroniques partout. A chacun de nos tête-à-tête, il m’écoute lui raconter mes petits malheurs. Puis il me pose des questions, ouvertes la plupart du temps (en anglais): « que penses-tu que … », « pourquoi crois-tu que … », « quelles sont les pistes que tu imagines… ». Après chaque entretien, je ressors de son bureau gonflé à bloc.

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