Le métier de consultant a-t-il de l’avenir

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La parenthèse industrielle ne va pas se refermer en un instant. Nous continuerons d’avoir besoin de produits. Les robots vont peu à peu remplacer les humains pour presque toutes les taches automatiques, on le sait. Qu’en est-il du métier de consultant ? A-t-il de l’avenir ? Y a-t-il trop de consultants ? Pourquoi un consultant libre a-t-il une place dans un monde du travail chamboulé ? Comment inventer son histoire professionnelle, son histoire de vie ?

Ecoutez cet article en podast :

 

L’ère industrielle a introduit le concept de l’entreprise hypertrophiée…

Des milliers, des dizaines de milliers, parfois même des centaines de milliers d’employés travaillent pour des monstres. Ces monstres créent des processus, des règles, des structures. Beaucoup d’humains y souffrent du manque de sens, de l’extinction de leur créativité, de la nécessité de survie et l’attente de la libération (pour beaucoup, cela s’appelle la retraite). La résignation, dans tous les corps de métier, s’entend, se lit dans les études et enquêtes. Elle se murmure entre les mots. Elle se repère quand surviennent les maux (cancers, burn-out, ulcères, crises cardiaques, dépressions, suicides).

 

Les études montrent régulièrement que sur 10 salariés : 1 est super motivé, 6 le sont très moyennement, 3 tirent carrément la barque dans l’autre sens (sabotage conscient ou pas) !

Motivation des employés

L’extrait de l’étude Gallup ci-jointe signale : “just 10% of employed residents in Western Europe are engaged”. 10%, cela fait réfléchir non ?

Etes-vous dans les 10% ? Bravo, super, que le chemin continue ainsi pour vous… Etes-vous dans les 90% ? Combien de temps allez-vous voir défiler le film de votre vie sans tenter quelque chose qui vous ressemble ?

J’ai beaucoup d’admiration pour Jean-Luc Suné, ancien patron de département de l’industrie qui m’a fait intervenir plusieurs fois dans ses équipes, et qui a créé une poissonnerie bistronomique !

Bravissimo !

(et oui, il n’y a pas que consultant comme alternative, il existe plein d’options possibles)

 

La flexibilité, un joli mot pour camoufler
précarité de l’emploi salarié

 

Il est certain que la flexibilité de l’emploi se développe et le phénomène n’est pas près de ralentir. Flexibilité signifie, en des termes moins choisis, que les plans sociaux et autres licenciements amicaux ou brutaux ont de beaux jours devant eux. “Préparez vous à vous faire virer” pourrait être une nécessaire vigilance intérieure. Rester en éveil.

Comment résister ? Comment résister à la profonde transformation de l’univers professionnel ? Comment passer de la situation de victime, celle de la perte d’envie, à une vie intense, une vie choisie, une vie proactive, une vie plus risquée aussi ? Quoique… cela dépend de la définition du mot risque (lire 10 risques à être entrepreneur plutôt que salarié). Combien le risque de se morfondre une grande partie de la vie pèse-t-il dans la balance ? Si vous décidiez de virer votre chef  ?

 

 

Etes-vous bien employé ?

 

L’appel du sens et de l’intérêt de prendre sa vie en main, le désir de se mettre à son compte peuvent se conjuguer à ce grand élan vers la “flexibilité”. Quand on est compétent, le fait est que on souvent est mal employé. C’est quand la dernière fois que votre boss vous a demandé : “qu’est-ce que tu aimerais faire ?” Cette question est-elle totalement incongrue ? Pour encore trop d’employeurs (pas tous heureusement), s’agit-il de savoir ce que vous avez envie de faire, de comprendre votre créativité, votre valeur ajoutée ? S’agit-il plutôt de vous transformer en clone efficace, en réduisant votre univers des possibles à une série d’objectifs difficiles à négocier ? “Vous comprenez, mon cher, vous devez endosser votre rôle et devenir supporter de ces objectifs” – même si vous n’y adhérez pas du tout. La lecture des offres d’emploi est en ce sens consternante : y sont décrites toutes les qualités de Superman (plus que Superwoman d’ailleurs) + toutes les habilitations requises + les années d’expérience pour prouver que vous allez rentrer dans le bon cadre. J’ai ouïe-dire que certaines entreprises utilisent des robots pour trier les cv ! Inutile de montrer votre singularité : entrez dans le cadre, on vous dit ! On vous le dit même avant de vous embaucher, vous étiez prévenu que diantre ! Où est passée la déclaration de Steve Jobs : “nous devons embaucher des gens brillants, non pas pour leur dire ce qu’ils doivent faire, mais pour qu’ils nous disent ce qu’on doit faire !”

 

Quand on est compétent, peut-on conjuguer son appétit de sens et de liberté avec le besoin des entreprises de récolter la créativité à bon compte ? Comment conserver sa motivation au prix d’un contrat dit “indéterminé” ? Je rappelle que “indéterminé” ne signifie nullement “éternel”. Cela signifie qu’on ne sait ni le jour ni l’heure… de la fin.

 

 

Consultant libre, parfois la solitude

 

Le métier de consultant a-t-il de l’avenir

 

Profession consultant, ça sonne comment ? Il existe de nombreux poncifs lancés par ceux qui justement, ne se sont jamais lancés hors du confort (tout relatif) du salariat. On entend que : 

  • le consultant prend le poignet de son client pour lui dire l’heure (et au passage lui pique sa montre)
  • le consultant trouve des solutions à des problèmes qui n’existent pas
  • le consultant est payé très cher sans que l’on sache mesurer le retour sur investissement

et bien d’autres fadaises égrenées par ceux qui ne connaissent pas le métier…

 

Le métier de consultant est à la fois excitant et difficile, j’y reviendrai. Ce qui est certain, c’est que consultant est un métier d’avenir car il répond à 2 tendances profondes et durables, un terrain d’entente pour les 2 parties : flexibilité (pour les entreprises) et recherche de sens et de liberté (pour les employés). Toutes les spécialités sont concernées : le marketing, la vente, la production, l’informatique, les ressources humaines, la recherche et développement, les moyens généraux, la finance, en ai-je oublié ? Dans tous ces secteurs, le professionnel compétent peut créer une offre singulière en s’appuyant sur ses connaissances certes, mais surtout sur son expérience. Pour faire quoi ? Voici quelques exemples pour lesquels un oeil extérieur peut apporter une grande valeur :

 

  • réinventer les outils de pilotage de la trésorerie
  • prendre la direction d’un projet (1)
  • créer une nouvelle charte graphique
  • préparer un plan en cas de cyberattaque (1)
  • réorganiser un département (1)
  • renforcer l’équipe en charge du déploiement de l’ERP
  • dispenser des formations (1)
  • revisiter les pratiques de comité de direction (1)
  • concevoir le planning initial d’un grand projet (1)
  • créer une charte de bonnes pratiques de télétravail
  • monter un comité éthique (1)
  • mettre en place un Project Management Office – PMO (1)
  • recenser et optimiser les dépenses
  • bâtir une banque de risques projet (1)
  • etc…

(1) ce sont des exemples de mission que j’ai menées dans mon métier de conseil

 

Iznogoud Dans tous ces exemples de mission, il est très intéressant, rentable même, d’utiliser une ressource flexible, à durée déterminée, qui arrive fort de ses autres expériences et sans enjeu politique. Un consultant ne cherche pas à devenir Calife à la place du Calife. C’est très confortable pour le management en place. Cela confère d’autant plus de valeur à la prestation.

 

 

L’expérience atout maitre du métier de consultant

 

Quand j’étais jeune (il y a fort fort longtemps), je me demandais pourquoi les présidents, les ministres et autres patrons d’entreprise étaient si âgés ! Sérieusement, je m’interrogeais. Pourquoi les têtes chenues ont le pouvoir. Les jeunes sont plus forts, ils pourraient leur casser la figure pour prendre le pouvoir. Ayant perdu quelques cheveux et pris des ans, j’ai découvert la subtilité de l’expérience. Impossible à vraiment définir : l’expérience serait cette accumulation d’histoires, cet empilage de savoirs reliés dans le meli-melo des synapses qui n’en finissent pas de se contorsionner pour rejoindre toujours plus de neurones.

 

Après avoir traversé quelques bonnes tempêtes et autres temps calmes, quand les années ont fait leur office, devenir consultant libre devient une opportunité de carrière.

Devenir consultant est un défi. Tout change quand on passe d’un métier encadré, d’un environnement où tout est à portée, quand on jouit de considération eu égard à nos épaulettes étincelantes.

 

1. Le téléphone ne sonne plus

2. Le nombre de courriels tombe à des niveaux inconnus

3. Les réunions (ennuyeuses pour beaucoup) disparaissent de l’agenda

4. Les petits chefs ne cassent plus les pieds

5. Les grands chefs cessent d’exercer des pressions insupportables

 

Tout cela est parfaitement exact. En contrepartie, la feuille blanche permet de créer sa propre histoire, d’aligner qui on est avec ce que l’on vit. Entendons-nous, tout ne devient pas simple, loin de là ! En revanche, pour reprendre le pourcentage de l’étude Gallup, il devient improbable de sortir du fameux pourcentage des 10% “engaged”. On aime travailler, le travail prend une toute autre saveur. On peut même organiser et vivre des aventures

 

Et si consultant était un métier d’avenir qui changeait toute votre vie ?

Formation en ligne “consultant libre” (5 vidéos gratuites à découvrir)

ou participer à un atelier découverte du métier

 

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Publication

 

groupe mastermind

Co-auteur du livre “Les groupes Mastermind, accélérateurs de réussite”, premier ouvrage publié en français sur le sujet. Co-écrit en intelligence collective. Egalement disponible en anglais et en espagnol.

Hé hé, c’est quoi un consultant libre ?

Un consultant libre, c’est :

  • – un entrepreneur
    – un créateur de valeur
    – de l’expérience de terrain à partager

Je vous invite à :

Bonne découverte…

Laurent de Rauglaudre

Anecdote vécue comme consultant

Après lui avoir présenté mon offre, le Directeur Général me dit : “vous êtes plus cher que votre concurrent qui a une belle expérience dans une grande entreprise américaine. Cependant, le courant passe bien entre nous, et je préfère votre proposition”. Il signe alors l’offre à 10 000€, et ajoute : “si nous devons continuer à travailler ensemble, je négocierai vos prix”.

Je réponds “bien sur”… Je réalise la prestation avec son équipe de direction : un diagnostic, suivi d’un séminaire de 2 jours en intelligence collective, une synthèse de recommandations.

A l’issue de la mission, le Directeur Général me demande une nouvelle offre. Moins d’une semaine plus tard, je lui propose une mission à 30 000€. Il signe et me dit : “je ne négocie pas le prix car je connais la qualité de la prestation que j’achète”.

Dans cette anecdote se trouvent dissimulés les “secrets” de la vente de valeur. Je vends de la valeur, je ne vends pas du temps. Pour en savoir plus, voici 5 vidéos gratuites à écouter : comment bien vendre du conseil aux entreprises…

Anecdotes vécues en entreprise

N°1 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis 3 semaines, je travaille un plan marketing avec mon équipe. Je vais lui présenter les résultats de ce travail d’une dizaine de collaborateurs de qualité. Lui, top manager, diplôme le plus ronflant qu’on puisse trouver dans notre douce France, m’écoute moins de 5 minutes. Tout d’un coup, il se lève, tout sourire, se dirige vers le tableau blanc accroché au mur : « OK Laurent, ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut s’y prendre ».

Suit une magnifique démonstration, brillante. J’ai le moral à zéro, je sors de son bureau en pensant: « on est une équipe nulle. En 5 minutes, il a démonté tout notre travail »…

N°2 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis des mois, je me débats sur un projet complexe, qui implique tous les départements de l’entreprise. Je viens comme chaque quinzaine, une heure dans son bureau pour lui présenter mes « petits soucis ». Il est américain,  directeur financier, l’entreprise pèse 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires. Avant, il était contrôleur financier mondial d’Intel – vous savez la petite boite américaine qui met des puces électroniques partout. A chacun de nos tête-à-tête, il m’écoute lui raconter mes petits malheurs. Puis il me pose des questions, ouvertes la plupart du temps (en anglais): « que penses-tu que … », « pourquoi crois-tu que … », « quelles sont les pistes que tu imagines… ». Après chaque entretien, je ressors de son bureau gonflé à bloc.

Que pensez-vous de ces 2 anecdotes ?

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Prochains évènements

 

Désert : marche initiatique – 1 semaine
– du 6 au 14 novembre 2021