3 vidéos pour oser devenir consultant libre après 40 ans…

par | Consultant, Entrepreneur, Leadership, Vidéos | 0 commentaires

Devenir consultant libre, quand on dépasse les 40 ans, est une question à laquelle se confrontent beaucoup de salariés. En effet, que faire de la seconde mi-temps quand on a accompli une belle première partie de “carrière professionnelle” ? Voici un cycle de 6 vidéos (en 2 articles) pour répondre à quelques unes des interrogations qui se posent devant l’orientation à prendre. Les 3 premières adressent ces questions :

 1 – pourquoi et comment devenir consultant libre après 40 ans ?

 

2 – suis-je capable de devenir consultant libre ?

 

3 – faut-il faire un business plan quand on est consultant libre, formateur ou coach ?

 


1ère vidéo

Comment se mettre à son compte après 40 ans et devenir consultant libre, formateur ou coach ?

Après 40 ans, l’accumulation des expériences, des projets, des métiers donne la possibilité de transmettre à d’autres, à des clients. L’envie de vivre autre chose commence à émerger. La première mi temps est terminée. Se mettre à son compte… pourquoi pas ?

Devenir consultant libre, c’est possible et ce n’est pas facile !

Quelles sont les voies de sortie du salariat : (1) les plans sociaux (2) la négociation de départ avec son chef (voir l’article comment virer son chef). Ne plus continuer de faire la même chose, arréter cette lutte infernale pour le pouvoir… c’est le répulseur. La force d’attraction est la conquête de la liberté ?

 

Comment faire une fois qu’on a pris la décision ?

Très vite, il va falloir se confronter à aller chercher des clients, aller faire des propositions. Il convient aussi de clarifier quelles sont les compétences fondamentales que je détiens et qui sont à vendre ? Un article américain parle des soft skills, les compétences douces, comparées aux hard skills, les compétences dures. En fait, les plus essentielles sont les soft skills (qui sont peut-être “hard” du coup), ces compétences d’organisation, de délégation, de négociation, d’analyse, de synthèse, de capacité de conviction, de communication. Toutes ces compétences là voyagent avec soi d’une entreprise à une autre (lire l’article mon vrai cv, c’est facile pour moi). Comment se lancer après 40 ans : déjà prendre conscience, prendre confiance dans ces compétences-là.   Et puis, se poser la question : est ce que j’ai envie, dans la deuxième mi temps de ma vie professionnelle, de vivre la prolongation de ce que j’ai vécu dans la première ? Se poser la question de comment négocier au mieux la sortie du monde du salariat. Se poser la question : qu’est ce qui fait fondamentalement ma différence ? Quelles sont mes compétences fortes, mes soft hard skills ? Comment trouver des clients qui vont comprendre que j’amène une valeur dans tout un tas de registres ?

 

Faire le bilan, ok ? Ensuite comment oser se lancer ?

Fort de la décision de se mettre à son compte (lire l’article comment prendre une décision difficile), fort de la belle négociation qui a permis d’obtenir le cash comme capital de départ, fort de la conviction sur les vraies compétences, il est possible de se lancer en tant que consultant libre. Comment prendre la décision et avancer ? Se faire accompagner pour trouver la force et le courage en s’appuyant sur une expérience vécue est surement un bon outil. C’est à 42 ans que j’ai tourné la page du salariat…


2ème vidéo

Suis-je capable de me mettre à mon compte et devenir consultant libre, formateur ou coach ?

Cette question peut surgir dans le parcours de vie : “est-ce que je suis capable de le faire ?” Très, très bonne question, qui se traduit ainsi : “est ce que je suis prêt à me vendre ?” Se mettre à mon son compte, c’est devenir entrepreneur.e. La première compétence à acquérir est apprendre à se vendre, être prêt à apprendre les tactiques pour se vendre. Soyons clair et direct : soit le.la candidat.e à la liberté est ouvert.e à cet apprentissage là, soit il est l’heure de refaire le curriculum vitae et retourner en entreprise. Etre formateur, consultant, coach, à son compte, libre, et ne pas vouloir se vendre est une contradiction.

Top priorité : apprendre à se vendre

Deuxièmement : l’expérience. Parfois, des jeunes de moins de 30 ans me demandent s’ils peuvent devenir consultant dans le B to B. Sans être caricatural ni définitif, je réponds que le coaching, la vente d’accompagnement, ça demande un peu de bouteille, de l”expérience, ça demande de s’être planté pas mal de fois et d’avoir réussi des projets. Plus on a d’expérience, plus on a de profondeur et de la capacité à vendre des prestations : on a plein d’anecdotes, des histoires à raconter, on a plein de fausses pistes explorées. Cela nourrit la capacité du consultant.e, du coach, du formateur.e de ne pas vendre du vent. Avec l’expérience, il ne s’agit pas de répéter des enseignements lus dans des bouquins, entendus dans des formations. C’est la vraie vie qui a été traversée !

Avoir accumulé des expériences

Enfin, comment la flamme brille-t-elle, quelle est cette chose qui fait vibrer, briller les yeux ? A titre personnel, le leadership responsable est ma flamme. Je l’écris partout dans mes communications, cela me donne l’envie de me dépasser. Cette flamme attise ma créativité. Ce feu intérieur brille-t-il ? Partir à mon compte est-ce une solution pour ne pas être confronté aux difficultés du salariat ? Le repoussoir n’est pas suffisant. Vouloir être libre, c’est trouver sa flamme, ce frémissement qui va permettre de se dépasser, cette bougie qui s’allume au fond des yeux quand on est sur son propre sujet.

Se connecter à sa flamme

Pour devenir consultant, coach, formateur, se mettre à son compte, si la flamme est éteinte, le projet risque d’être très compliqué…


3ème vidéo

Faut-il faire un business plan pour devenir consultant libre, formateur ou coach ?

La réponse est oui bien sur… si on a du temps à perdre. Je vais vous raconter une histoire. J’échange avec une apprentie consultante qui sort d’un des 4 plus grands cabinets de conseil au monde, et qui veut se mettre à son compte. Elle veut devenir consultante libre, je le lui demande ce qu’elle prévoit de faire. Elle me dit : la première chose, c’est faire mon business plan. J’ai passé l’entretien à lui expliquer que ce n’était peut être pas la priorité. Elle ajoute qu’elle a peur d’aller chercher des clients. Six mois plus tard, je reparle à cette même apprentie consultante et lui demande où elle en est de son projet de développement de conseil en indépendante. Elle me répond : j’ai fait un business plan. Combien as-tu de clients : “toujours pas”. Six mois perdus sur une fausse piste. Quand on est consultant à son compte et qu’on démarre, faire un business plan, c’est une perte de temps…

La priorité est d’aller chercher des clients

Ce qui est assez contre intuitif, souvent pas tout à fait compris par les apprentis consultants, ceux qui sortent d’une belle carrière en entreprise, qui ont de l’expérience, qui savent des tas de choses, c’est qu’il faut sortir de sa tête et aller sur le terrain. Comme disait je ne sais plus trop qui : “un imbécile qui marche va plus loin qu’un intellectuel assis”. Aller chercher du l’information sur le terrain, aller voir des prospects, ou des personnes qui vont nous orienter, aller rencontrer du monde, aller voir comment on peut réaliser les premières missions, ça veut dire du terrain, du terrain, du terrain. Aller au contact. Je sais, c’est assez contre intuitif : le marché va indiquer à l’apprenti consultant, à l’apprenti coach, à l’apprenti formateur, là où il.elle est le.la meilleur.e. Je suis unique, je suis singulier. Le feedback du marché va être : “Laurent, tu es très bon là-dedans, c’est là qu’il faut que tu travailles. Va dans cette direction. J’ai même quelque chose pour toi.” A titre personnel, au début des années 2000, je ne me présentais jamais comme coach. Dans une rencontre avec un ancien collègue devenu DG d’une PME, c’est lui qui soudainement m’a dit : “c’est super ce que tu proposes, j’ai une autre idée… peux-tu m’accompagner en coaching ?” Partir avec l’idée que le marché attend un beau produit tout vert parce que c’est comme ça que moi, je l’ai évalué dans mon business plan. Une fois dehors, le terrain me dit : “ah ben non, le produit qu’on veut, il faut qu’il soit bleu.” C’est dommage ! Aurait-il été intéressant d’aller parler au terrain d’abord ?

La priorité est d’aller au contact du terrain

Faut il faire un business plan? Le travail du business plan cantonne dans une dimension intellectuelle, c’est rester dans ses propres imaginations. Quelle est mon positionnement unique, singulier ? C’est le terrain qui va le dire et me permettra de me retrouver la plupart du temps sans concurrence. Le business plan me fait rester dans un fantasme. Le business plan, c’est un outil pour les grandes entreprises qui ont du temps, des capitaux, peuvent mettre plein de gens à brainstormer pour savoir comment aborder le marché, qui vont pouvoir tester des trucs et des machins. Le consultant libre, ce n’est pas ça sa priorité. Trouver rapidement des clients pour remplir la gamelle et nourrir la confiance. Vous ai-je convaincu ? Si je vous ai pas convaincu, faites votre business plan. On se reparle dans six mois. Si je vous ai convaincu, peut-être que vous vous dites : “oui mais comment trouver des clients sans concurrence ?” C’est l’objet de la formation en ligne que je propose pour devenir consultant libre, se mettre à son compte, trouver des clients sans concurrence, régler son compte à l’imposteur…

Aller plus loin

 

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Publication

 

groupe mastermind

Co-auteur du livre “Les groupes Mastermind, accélérateurs de réussite”, premier ouvrage publié en français sur le sujet. Co-écrit en intelligence collective. Egalement disponible en anglais et en espagnol.

Hé hé, c’est quoi un consultant libre ?

Un consultant libre, c’est :

  • – un entrepreneur
  • – un créateur de valeur
  • – de l’expérience de terrain à partager

Je t’invite à :

Bonne découverte…

Laurent de Rauglaudre

Anecdote vécue comme consultant

Après lui avoir présenté mon offre, le Directeur Général me dit : “vous êtes plus cher que votre concurrent qui a une belle expérience dans une grande entreprise américaine. Cependant, le courant passe bien entre nous, et je préfère votre proposition”. Il signe alors l’offre à 10 000€, et ajoute : “si nous devons continuer à travailler ensemble, je négocierai vos prix”.

Je réponds “bien sur”… Je réalise la prestation avec son équipe de direction : un diagnostic, suivi d’un séminaire de 2 jours en intelligence collective, une synthèse de recommandations.

A l’issue de la mission, le Directeur Général me demande une nouvelle offre. Moins d’une semaine plus tard, je lui propose une mission à 30 000€. Il signe et me dit : “je ne négocie pas le prix car je connais la qualité de la prestation que j’achète”.

Dans cette anecdote se trouvent dissimulés les “secrets” de la vente de valeur. Je vends de la valeur, je ne vends pas du temps. Pour en savoir plus, voici 5 vidéos gratuites à écouter : comment bien vendre du conseil aux entreprises…

Anecdotes vécues en entreprise

N°1 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis 3 semaines, je travaille un plan marketing avec mon équipe. Je vais lui présenter les résultats de ce travail d’une dizaine de collaborateurs de qualité. Lui, top manager, diplôme le plus ronflant qu’on puisse trouver dans notre douce France, m’écoute moins de 5 minutes. Tout d’un coup, il se lève, tout sourire, se dirige vers le tableau blanc accroché au mur : « OK Laurent, ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut s’y prendre ».

Suit une magnifique démonstration, brillante. J’ai le moral à zéro, je sors de son bureau en pensant: « on est une équipe nulle. En 5 minutes, il a démonté tout notre travail »…

N°2 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis des mois, je me débats sur un projet complexe, qui implique tous les départements de l’entreprise. Je viens comme chaque quinzaine, une heure dans son bureau pour lui présenter mes « petits soucis ». Il est américain,  directeur financier, l’entreprise pèse 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires. Avant, il était contrôleur financier mondial d’Intel – vous savez la petite boite américaine qui met des puces électroniques partout. A chacun de nos tête-à-tête, il m’écoute lui raconter mes petits malheurs. Puis il me pose des questions, ouvertes la plupart du temps (en anglais): « que penses-tu que … », « pourquoi crois-tu que … », « quelles sont les pistes que tu imagines… ». Après chaque entretien, je ressors de son bureau gonflé à bloc.

Que pensez-vous de ces 2 anecdotes ?

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