La colère peut-elle sauver ?

24 mars 2020 – Chronique de la crise du Coronavirus vue depuis Zagora…

Après la peur, voici quelques lignes sur l’émotion de la colère. La colère peut-elle sauver ? La colère brise-t-elle la relation ? Y a-t-il une différence entre la colère authentique et spontanée, et la colère qui se nourrit de l’anxiété ? Pourquoi les entreprises rejettent-elles la colère, comme les autres émotions, en intimant de les “contrôler”, alors que les émotions sont des messagers à écouter ?

 

 

Dans la vidéo, je prends 2 exemples pour montrer que, même si dans le monde de l’entreprise, beaucoup essaient d’éliminer les émotions, c’est probablement une grave erreur. La colère est mal considérée.

 

“Contiens tes émotions” me dit une manageure qui ne souhaitait pas entendre ma révolte contre un accord que je ressentais gagnant/perdant.

 

“Votre coeur a bougé et votre colère vous a peut-être sauvé” me dit un ostéopathe quelques jours après que je me sois fais virer, à ma totale surprise, alors que je commençais juste à prendre ma place dans l’entreprise.

 

Mon poing sur la table et mon coup de gueule devant ce banquier italien qui terrorisait tout le monde, l’a tellement surpris, qu’il s’est rassis et nous avons enfin pu parler d’égal à égal : ce jour-là, j’ai sauvé un contrat de 3M€ pour mon entreprise.

 

Je milite pour que les émotions soient les bienvenues, partout, y compris la colère qui signifie qu’on ne se sent pas respecté. Je parle de la colère authentique et spontanée, pas celle gouvernée par les anxiétés (voir la vidéo sur la peur est le contraire de l’amour). La colère gouvernée par l’anxiété signifierait plutôt un déficit de travail sur soi…

Ceci est une autre histoire.

J’ai écrit dans un autre article “sans émotions, les leaders nous emmènent-ils à la catastrophe ?“. Les évènements actuels me confirment-ils pas malheureusement cette intuition ?

 

La colère peut-elle sauver (la santé, de l’argent, la relation) ?