Peut-on procrastiner sans culpabiliser ?

par | Temps, Vidéos | 0 commentaires

Souffrez-vous de culpabilité parce que vous procrastinez ?

La procrastination pour rappel, c’est cette propension à remettre au lendemain une tache qu’on avait déjà reportée, et que d’ailleurs on est peu susceptible de faire demain non plus. On la renvoie toujours plus loin dans le plan d’actions. Vous connaissez ?

Dans cette vidéo, j’évoque 2 types de taches pour lesquelles la procrastination à 2 effets inverses…

Alors quand peut-on procrastiner sans culpabiliser ?

 

Pour l’envoi de la feuille d’impôt ou pour aller chercher les enfants à l’école, il y a une limite claire à la procrastination. Si la date limite d’envoi de la déclaration à notre cher Trésor (Public) est demain, il reste la soirée pour la finir. Même si c’est du bachotage, le faire au dernier moment n’est pas grave, inutile de culpabiliser, mais il faut le faire impérativement. Pour les enfants à l’école, impossible de procrastiner. Ces actions ont quelque chose “d’obligatoires” : même si on s’y prend à la dernière limite, procrastiner peut avoir de lourdes conséquences. Donc, pour les actions obligatoires, si on ne veut pas culpabiliser, il convient de s’y coller, même au dernier moment.

 

C’est vrai qu’il y a beaucoup d’actions “obligatoires”, y compris parmi les actions à haut rendement comme préparer une réunion, répondre à un appel d’offres, faire le planning de l’équipe, etc… Cette catégorie d’actions dans le plan est à respecter, même au dernier moment, car il y a “punition” si on ne les accomplit pas. Les faire au dernier moment est parfois efficace car on est sous la pression de l’échéance. Tout faire au dernier moment est à utiliser avec parcimonie car cela met en stress permanent. Un peu de stress c’est bien, trop de stress…

 

Par ailleurs, il existe toutes ces taches créatives, ces actions à grandes valeurs ajoutées que l’on reporte parce qu’elles ne sont pas mûres. Dans le registre de la créativité, la procrastination est paradoxalement une saine attitude. Bien sur, il convient de passer à l’action, encore faut-il que la dite action soit arrivée à maturité. Or, mûrir une activité créative requiert du temps, des échanges, de l’éloignement, de la respiration. “Je veux avoir fini cette création demain” est parfois contraire à la nécessité de temps pour la puissance créative. Il parait que Steve Jobs, grand créatif, procrastinait beaucoup.

 

Pour éviter de culpabiliser, il serait donc judicieux de différentier 2 types de tâches : d’une part, celles qui sont obligatoires, à planifier scrupuleusement dans l’agenda, et à respecter – d’autre part, celles qui concernent l’innovation, la création qui se nourrissent davantage de la dimension circulaire du temps que de l’échéance contrainte. Dans le premier cas, la rigueur s’impose, dans le deuxième, la souplesse et l’acceptation d’un autre rythme est à respecter.

Procrastinez donc allègrement quand vous créez, et n’en profitez pas pour ajouter cette attitude au registre de vos culpabilisations quotidiennes…

 

Quel commentaire vous inspire cette réflexion ?

Ces sujets peuvent également vous intéresser

3 vidéos pour oser devenir consultant libre après 40 ans…

3 vidéos pour oser devenir consultant libre après 40 ans…

Devenir consultant libre, quand on dépasse les 40 ans, est une question à laquelle se confrontent beaucoup de salariés. En effet, que faire de la seconde mi-temps quand on a accompli une belle première partie de "carrière professionnelle" ? Voici un cycle de 6 vidéos...

6 bonnes raisons de ne par répondre aux appels d’offre

6 bonnes raisons de ne par répondre aux appels d’offre

Répondre aux appels d'offre semble le point focal de beaucoup d'entrepreneurs ou de consultants. Pourtant, je suis convaincu que nombre d'entre eux y perdent un temps considérable sans beaucoup de succès. Ne pas répondre aux appels d'offre permet au minimum : (1) de...

Dites-le en 3 points clés

Dites-le en 3 points clés

Connaissez-vous la puissance de la communication synthétique, savez-vous développer l'habitude de présenter votre argumentation en 3 points ? Je fulminais dans une réunion, jusqu’à ce que je me décide à intervenir pour dire ce que je pensais. J’ai lancé pour commencer...

L’excellence opérationnelle en 9 mots…

L’excellence opérationnelle en 9 mots…

Où est le problème : trouver des clients, inventer un nouveau produit génial, recruter les collaborateurs les plus intelligents ? Peut-être. Pourtant, au coeur de la réussite se trouvent les mille et une failles de l'exécution. Parler de l'excellence opérationnelle,...

Comment se passe un webinaire, dépasser la grande déception

Comment se passe un webinaire, dépasser la grande déception

Les évènements en ligne ont envahi la toile en même temps que la pandémie se répandait autour de la planète. Alors comment se passe un webinaire ? Pour beaucoup, ça ne se passe pas bien ! Comment dépasser la grande déception, que l'on soit participant ou organisateur...

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Prochains Évènements

Publication

 

groupe mastermind

Co-auteur du livre “Les groupes Mastermind, accélérateurs de réussite”, premier ouvrage publié en français sur le sujet. Co-écrit en intelligence collective. Egalement disponible en anglais et en espagnol.

Hé hé, c’est quoi un consultant libre ?

Un consultant libre, c’est :

  • – un entrepreneur
    – un créateur de valeur
    – de l’expérience de terrain à partager

Je vous invite à :

Bonne découverte…

Laurent de Rauglaudre

Anecdote vécue comme consultant

Après lui avoir présenté mon offre, le Directeur Général me dit : “vous êtes plus cher que votre concurrent qui a une belle expérience dans une grande entreprise américaine. Cependant, le courant passe bien entre nous, et je préfère votre proposition”. Il signe alors l’offre à 10 000€, et ajoute : “si nous devons continuer à travailler ensemble, je négocierai vos prix”.

Je réponds “bien sur”… Je réalise la prestation avec son équipe de direction : un diagnostic, suivi d’un séminaire de 2 jours en intelligence collective, une synthèse de recommandations.

A l’issue de la mission, le Directeur Général me demande une nouvelle offre. Moins d’une semaine plus tard, je lui propose une mission à 30 000€. Il signe et me dit : “je ne négocie pas le prix car je connais la qualité de la prestation que j’achète”.

Dans cette anecdote se trouvent dissimulés les “secrets” de la vente de valeur. Je vends de la valeur, je ne vends pas du temps. Pour en savoir plus, voici 5 vidéos gratuites à écouter : comment bien vendre du conseil aux entreprises…

Anecdotes vécues en entreprise

N°1 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis 3 semaines, je travaille un plan marketing avec mon équipe. Je vais lui présenter les résultats de ce travail d’une dizaine de collaborateurs de qualité. Lui, top manager, diplôme le plus ronflant qu’on puisse trouver dans notre douce France, m’écoute moins de 5 minutes. Tout d’un coup, il se lève, tout sourire, se dirige vers le tableau blanc accroché au mur : « OK Laurent, ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut s’y prendre ».

Suit une magnifique démonstration, brillante. J’ai le moral à zéro, je sors de son bureau en pensant: « on est une équipe nulle. En 5 minutes, il a démonté tout notre travail »…

N°2 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis des mois, je me débats sur un projet complexe, qui implique tous les départements de l’entreprise. Je viens comme chaque quinzaine, une heure dans son bureau pour lui présenter mes « petits soucis ». Il est américain,  directeur financier, l’entreprise pèse 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires. Avant, il était contrôleur financier mondial d’Intel – vous savez la petite boite américaine qui met des puces électroniques partout. A chacun de nos tête-à-tête, il m’écoute lui raconter mes petits malheurs. Puis il me pose des questions, ouvertes la plupart du temps (en anglais): « que penses-tu que … », « pourquoi crois-tu que … », « quelles sont les pistes que tu imagines… ». Après chaque entretien, je ressors de son bureau gonflé à bloc.

Que pensez-vous de ces 2 anecdotes ?

Aller plus loin en téléchargeant l’ebook “7 clés pour devenir un leader inspirant”

Chaine youtube

Prochains évènements

 

Désert : marche initiatique – 1 semaine
– du 6 au 14 novembre 2021