Le 3ème accord Toltèque c’est : « ne fais pas de suppositions ».

Les suppositions nous conduisent vers la médisance et le conflit. Don Miguel Ruiz, dans son livre, nous dit que « la médisance, c’est notre manière de communiquer dans le rêve de l’enfer en échangeant du poison émotionnel les uns avec les autres ».

 

Chronique de la crise du Coronavirus vue depuis Zagora…

 

Ces médisances, nous les pratiquons aussi en nous-mêmes, envers nous-mêmes. Je suppose que je suis capable ou incapable de… Je suppose que je suis comme si ou comme ça. Comment en être si sûr ?

 

En fait, chacun a le droit de se poser la question, le droit de demander, le droit de répondre oui ou non. Les suppositions, nous risquons d’en faire une affaire personnelle (voir le deuxième accord Toltèque). Nous risquons de les transformer en poison émotionnel puis en souffrance. Nous croyons que nos suppositions sont la vérité. Nous supposons même que les autres savent ce que nous pensons, quels sont nos besoins. Nous supposons qu’ils vont faire ce que nous voulons. Si ils ne font pas ce que nous voulons nous sommes blessés. C’est pour cela qu’il est utile d’apprendre à dire clairement quels sont nos besoins, plutôt que faire la supposition que les autres savent ce qu’on attend d’eux.

 

Nous faisons la supposition que tout le monde voit la vie comme nous la voyons, que tout le monde ressent comme nous ressentons, que tout le monde pense comme nous pensons, juge comme nous jugeons.

 

Récemment j’ai publié cette photo sur un réseau social. On y voit trois personnes. Je décris la photo : une nièce au centre de la photo, à droite l’un de mes cousins qui lui fait un bisou, à droite c’est moi qui lui fais aussi un bisou. L’un de mes frères s’étonne en commentaire qu’il y ait 2 droites (ce que dément la photo). Espiègle, plutôt que dire que je m’étais trompé, je lui réponds que mon cousin est bien à droite quand on regarde la photo, et que moi je suis à droite dans le référentiel de ma nièce. Espiègle son tour, mon frère me fait remarquer qu’on est peut-être finalement tous les deux à gauche. Chacun peut faire la supposition qu’il a raison, sans écouter le point de vue de l’autre… et on part pour une grande bataille !

 

Les suppositions sont comme des angles de vue, partielles, partiales. Elles peuvent être justes, elles peuvent être fausses, elles peuvent être partiellement justes (ou partiellement fausses, c’est pareil). Elles sont souvent le départ de confrontations qui tournent parfois aux affrontements. C’est inutile puisque ce sont des suppositions.

 

La vérité est toujours plus complexe que les suppositions…

 

Ne pas faire de supposition, c’est ne pas confondre l’idée avec la personne. Que ce soit une idée émise par une tierce personne ou par soi-même dans notre for intérieur.

 

Nous craignons d’être nous-mêmes. Nous faisons la supposition que les autres vont nous juger. Récemment, je lance un projet pour lequel j’ai besoin de l’avis d’une quinzaine de personnes. Je les appelle les unes après les autres. Juste avant de les appeler, j’observe que j’ai peur que mon projet soit rejeté. En réalité, ce projet est super bien accueilli par tous. Ma supposition se comporte comme un vrai poison !

 

Le 3ème accord Toltèque : ne fais pas de supposition

 

Nous nous jugeons nous-mêmes (le Juge intérieur veille attentivement). Quelquefois nous faisons des choix en imaginant que nous pouvons changer les autres. N’est-il pas plus facile de choisir des amours, des amis, des relations professionnelles qui nous prennent tel que nous sommes, au lieu de supposer que nous pouvons les changer ? A titre personnel, ce type de suppositions m’a couté de nombreuses années d’errances, “d’apprentissages” diraient les bons coachs 🙂

 

Pendant la crise du Coronavirus, le nombre de fausses nouvelles (fake news), de médisances, pullulent. C’est le moment de faire preuve de discernement, ne pas relayer ces suppositions.

 

Ne pas faire de supposition, n’est-ce pas aussi se rapprocher d’une parole impeccable (premier accord Toltèque) ? Relisez aussi cet article racontant une anecdote vécue dans le métro pour illustrer le 3ème accord Toltèque…

 

Cycle d’articles sur les 5 accords Toltèques :

  1. les Accords Toltèques
  2. Premier accord Toltèque
  3. Deuxième accord Toltèque
  4. Langage symbolique et accords Toltèques
  5. Troisième accord Toltèque
  6. Quatrième accord Toltèque
  7. Le parasite et la mort
  8. Cinquième accord Toltèque
  9. Le 5ème accord pour traverser la crise

 

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groupe mastermind

Co-auteur du livre “Les groupes Mastermind, accélérateurs de réussite”, premier ouvrage publié en français sur le sujet. Co-écrit en intelligence collective. Egalement disponible en anglais et en espagnol.

Hé hé, c’est quoi un consultant libre ?

Un consultant libre, c’est :

  • – un entrepreneur
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Bonne découverte…

Laurent de Rauglaudre

Anecdote vécue comme consultant

Après lui avoir présenté mon offre, le Directeur Général me dit : “vous êtes plus cher que votre concurrent qui a une belle expérience dans une grande entreprise américaine. Cependant, le courant passe bien entre nous, et je préfère votre proposition”. Il signe alors l’offre à 10 000€, et ajoute : “si nous devons continuer à travailler ensemble, je négocierai vos prix”.

Je réponds “bien sur”… Je réalise la prestation avec son équipe de direction : un diagnostic, suivi d’un séminaire de 2 jours en intelligence collective, une synthèse de recommandations.

A l’issue de la mission, le Directeur Général me demande une nouvelle offre. Moins d’une semaine plus tard, je lui propose une mission à 30 000€. Il signe et me dit : “je ne négocie pas le prix car je connais la qualité de la prestation que j’achète”.

Dans cette anecdote se trouvent dissimulés les “secrets” de la vente de valeur. Je vends de la valeur, je ne vends pas du temps. Pour en savoir plus, voici 5 vidéos gratuites à écouter : comment bien vendre du conseil aux entreprises…

Anecdotes vécues en entreprise

N°1 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis 3 semaines, je travaille un plan marketing avec mon équipe. Je vais lui présenter les résultats de ce travail d’une dizaine de collaborateurs de qualité. Lui, top manager, diplôme le plus ronflant qu’on puisse trouver dans notre douce France, m’écoute moins de 5 minutes. Tout d’un coup, il se lève, tout sourire, se dirige vers le tableau blanc accroché au mur : « OK Laurent, ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut s’y prendre ».

Suit une magnifique démonstration, brillante. J’ai le moral à zéro, je sors de son bureau en pensant: « on est une équipe nulle. En 5 minutes, il a démonté tout notre travail »…

N°2 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis des mois, je me débats sur un projet complexe, qui implique tous les départements de l’entreprise. Je viens comme chaque quinzaine, une heure dans son bureau pour lui présenter mes « petits soucis ». Il est américain,  directeur financier, l’entreprise pèse 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires. Avant, il était contrôleur financier mondial d’Intel – vous savez la petite boite américaine qui met des puces électroniques partout. A chacun de nos tête-à-tête, il m’écoute lui raconter mes petits malheurs. Puis il me pose des questions, ouvertes la plupart du temps (en anglais): « que penses-tu que … », « pourquoi crois-tu que … », « quelles sont les pistes que tu imagines… ». Après chaque entretien, je ressors de son bureau gonflé à bloc.

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