Le 2ème accord Toltèque nous dit : « quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle ». Cette affaire là est loin d’être facile…

Lundi 30 mars 2020 – chronique du coronavirus vu de Zagora

 

On a vu précédemment que les humains se sont mis d’accord et même s’aident à se faire mutuellement souffrir. Cet accord implicite là est très puissant, très présent, domine largement. Il n’est pourtant pas nécessaire de donner à la douleur cette place là…

 

 

L’attachement à la douleur est un accord que nous renforçons chaque jour, souvent par maladresse, encore plus souvent par inconscience. Celui qui me parle (qui me ment), qu’il soit le personnage réel en face de moi, ou le personnage intérieur, le fait parce qu’il a peur. Il a peur d’être, de « laisser briller sa propre lumière » comme dit Maryanne Williamson dans son célèbre texte utilisé par Nelson Mandela lors de son intronisation à la présidence de la République d’Afrique du Sud. Il fait parler ses personnages. Dans cet article/vidéo, j’explique que la peur est le contraire de l’Amour, ou plutôt de l’anxiété.

Faire une affaire personnelle de la parole reçue, c’est prendre cette parole pour la Vérité. La prendre et l’intégrer dans son univers intérieur. J’en fais une affaire personnelle parce que je donne mon accord à cette parole.

En réalité, ce que j’entends ne me concerne pas

 

Ce que j’entends concerne l’entité (réelle-mon interlocuteur ou intérieure) qui s’adresse à moi. C’est l’autre ou bien mon Juge ou ma Victime qui me parlent. Je ne suis pas obligé de les croire.

Même si on se fait insulter, cela n’a rien à voir avec soi, mais avec la personne qui est en réalité en souffrance. Les personnes qui vont bien insultent-elles les autres ? J’aime bien que vous considériez, en lisant ces lignes que « celui qui s’adresse à moi » est toujours soit une personne réelle qui me parle, soit mon Juge ou ma Victime intérieur.

 

Un jour dans le désert, je demandais à notre guide, jeune Berbère de moins de 30 ans, comment il réagissait s’il recevait une insulte. Très simplement, et avec beaucoup de sagesse, il a levé la main faisant écran devant lui, et m’a dit : « je réponds ‘non merci’ ». Lumineux ! Sa main fait écran et miroir à la personne qui l’insulte, il ne prend donc pas l’injure dans ses propres bagages, n’en fait pas une affaire personnelle, la laisse à son émetteur.

 

Si j’en fais une affaire personnelle, le poison de la magie noire s’infiltre en moi. Je deviens une proie facile pour les prédateurs, ceux qui veulent dominer ou ceux qui pratiquent la magie noire à leur insu. J’ingurgite les ordures émotionnelles des autres. Pourtant, suis-je responsable de ce que font ou disent les autres ? Et eux, savent-ils ce qui se passe dans mon monde intérieur ?

 

Les Toltèques nous disent : « ne pas en faire une affaire personnelle, c’est échapper à la magie noire » !

 

Dans l’univers complexe intérieur, j’émets des opinions sur moi-même qui ne sont pas nécessairement vraies. J’ai le choix de croire ma petite voix ou de ne pas la croire. J’ai le choix de m’y attacher. J’ai le choix d’entendre indéfiniment ce Juge ou cette Victime me torturer (ce sont des mots souvent employés par ceux qui sont en profonde souffrance).

 

Je me souviens, dans une restaurant près de la Rochelle, de ce débat entre ma mère et l’un de mes frères ainés, parti là-haut déjà, sur la comparaison de la souffrance physique et psychologique. Mon frère, très (trop) intelligent, soutenait que la souffrance psychologique est beaucoup moins intense que la souffrance physique. Les arguments fusaient. Il est très difficile de trancher puisque nous ne sommes pas à l’intérieur des autres…

 

La tristesse aussi, que j’évoque dans la série d’articles sur les émotions, s’évapore si elle n’est pas prise personnellement.

Ce qui est intéressant avec ce 2ème accord Toltèque, c’est que si on en fait l’inventaire, on s’aperçoit que nous avons conclu des quantités d’accords intérieurs qui sont incompatibles les uns avec les autres. C’est un intense foyer de contradictions. Les accords entrent en conflit les uns avec les autres, ce qui résulte en une guerre de pouvoir intérieure, chaque accord voulant prendre le dessus. Si on s’amuse à faire un inventaire de ces accords (ce qui est un excellent exercice pour les mettre en conscience), on peut en mesurer l’absurdité. Donc, quand je m’écoute, je ne suis pas obligé de me croire, je n’en fais pas une affaire personnelle…

 

Le 2ème accord Toltèque nous invite à avoir confiance en notre capacité à effectuer des choix responsables…

 

 

Les 4 accords Toltèques

Dom Miguel Ruiz avance dans son premier livre que si tous les humains pratiquaient les 2 premiers accords Toltèques, près de 80% des conflits disparaitraient !

En cette période de crise du Coronavirus où la communication exacerbée et les tourments intérieurs rongent certains, les accords Toltèques ne sont-elles pas une sagesse et une tactique personnelles à travailler ?

 

 

Ca vaut le coup de se pencher sur la question, non ?

 

Cycle d’articles sur les 5 accords Toltèques :

  1. les Accords Toltèques
  2. Premier accord Toltèque
  3. Deuxième accord Toltèque
  4. Langage symbolique et accords Toltèques
  5. Troisième accord Toltèque
  6. Quatrième accord Toltèque
  7. Le parasite et la mort
  8. Cinquième accord Toltèque
  9. Le 5ème accord pour traverser la crise

 

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groupe mastermind

Co-auteur du livre “Les groupes Mastermind, accélérateurs de réussite”, premier ouvrage publié en français sur le sujet. Co-écrit en intelligence collective. Egalement disponible en anglais et en espagnol.

Hé hé, c’est quoi un consultant libre ?

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Laurent de Rauglaudre

Anecdote vécue comme consultant

Après lui avoir présenté mon offre, le Directeur Général me dit : “vous êtes plus cher que votre concurrent qui a une belle expérience dans une grande entreprise américaine. Cependant, le courant passe bien entre nous, et je préfère votre proposition”. Il signe alors l’offre à 10 000€, et ajoute : “si nous devons continuer à travailler ensemble, je négocierai vos prix”.

Je réponds “bien sur”… Je réalise la prestation avec son équipe de direction : un diagnostic, suivi d’un séminaire de 2 jours en intelligence collective, une synthèse de recommandations.

A l’issue de la mission, le Directeur Général me demande une nouvelle offre. Moins d’une semaine plus tard, je lui propose une mission à 30 000€. Il signe et me dit : “je ne négocie pas le prix car je connais la qualité de la prestation que j’achète”.

Dans cette anecdote se trouvent dissimulés les “secrets” de la vente de valeur. Je vends de la valeur, je ne vends pas du temps. Pour en savoir plus, voici 5 vidéos gratuites à écouter : comment bien vendre du conseil aux entreprises…

Anecdotes vécues en entreprise

N°1 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis 3 semaines, je travaille un plan marketing avec mon équipe. Je vais lui présenter les résultats de ce travail d’une dizaine de collaborateurs de qualité. Lui, top manager, diplôme le plus ronflant qu’on puisse trouver dans notre douce France, m’écoute moins de 5 minutes. Tout d’un coup, il se lève, tout sourire, se dirige vers le tableau blanc accroché au mur : « OK Laurent, ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut s’y prendre ».

Suit une magnifique démonstration, brillante. J’ai le moral à zéro, je sors de son bureau en pensant: « on est une équipe nulle. En 5 minutes, il a démonté tout notre travail »…

N°2 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis des mois, je me débats sur un projet complexe, qui implique tous les départements de l’entreprise. Je viens comme chaque quinzaine, une heure dans son bureau pour lui présenter mes « petits soucis ». Il est américain,  directeur financier, l’entreprise pèse 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires. Avant, il était contrôleur financier mondial d’Intel – vous savez la petite boite américaine qui met des puces électroniques partout. A chacun de nos tête-à-tête, il m’écoute lui raconter mes petits malheurs. Puis il me pose des questions, ouvertes la plupart du temps (en anglais): « que penses-tu que … », « pourquoi crois-tu que … », « quelles sont les pistes que tu imagines… ». Après chaque entretien, je ressors de son bureau gonflé à bloc.

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