Le parasite, un monstre intérieur à 1000 têtes est l’accumulation de nos peurs. Don Miguel Ruiz évoque ainsi un enseignement des Toltèques, le parasite et la mort. Il illustre ce qui se passe dans notre univers intime comme une lutte contre un parasite. Pendant cette période anxiogène de la crise du Coronavirus, le sujet des peurs et de la mort se retrouve tout au centre des anxiétés.

 

Chronique de la crise du Coronavirus vue de Zagora, 17 avril 2020

 

Ce monstre à 1000 têtes se développe sur nos peurs.

Ces peurs inventent sans cesse des croyances limitantes. Nous sommes comme entrainés vers une peur centrale, celle d’être vraiment nous-même. Un enfant ne se pose pas cette question. Il vit, c’est tout. Les accords toltèques sont une invitation à créer de nouvelles pratiques, à substituer nos croyances limitantes par des croyances stimulantes. La patience, le travail dans le temps est nécessaire car c’est un parasite à 1000 têtes. 1000 c’est beaucoup ! Les couper une par une est un travail de titan.

 

Toltèques, le parasite et la mort

 

Aller sur le chemin de la guérison passe par la réconciliation avec soi-même. La guérison est un processus d’acceptation de l’existence de toutes ces plaies, nos blessures, puis la réconciliation avec soi-même, le pardon intérieur. La réconciliation avec soi-même ouvre la possibilité de la réconciliation avec les autres

 

Les accords Toltèques nous proposent des tactiques pour arrêter de nourrir toutes ces bouches du parasite intérieur. Nous nourrissons le Juge et la Victime qui alimentent le monstre par la peur, la parole pas impeccable, quand nous en « faisons une affaire personnelle », quand nous faisons des suppositions ou ne faisons pas de notre mieux.

C’est un vrai travail de guerrier. J’ai aussi lu «le guerrier pacifique » roman “initiatique” qui encourage à la discipline. C’est difficile. Cette discipline est le chemin vers la Joie. Le Juge et la Victime ne se laissent pas faire. Ils tentent régulièrement de reprendre le pouvoir, puissamment. L’autre jour, alors que je suis dans une période créative plutôt gouverné par la joie, j’ai passé une journée terrible sous le gouvernement intérieur de ma Victime (c’est comme cela que j’ai illustré cette mauvaise journée, journée où j’étais infréquentable !).

 

Toltèques, le parasite et la mort

 

L’enseignement Toltèque va plus loin en affirmant que couper le parasite dans son tronc central, passe par la prise de conscience de sa propre mort. Bien sur, intellectuellement, nous savons que nous allons mourir. Souvent nous en restons au concept de la mort. Nous avons du mal à prendre vraiment conscience que nous allons disparaitre. « Tôt ou tard, on est que des os » chantait Nougaro dans Armstrong. On le chante, l’intègre-t-on vraiment ?

 

En effet, si la conscience de sa propre mort s’éveille, pourquoi avoir peur de vivre, d’oser, de choisir ?

 

Il est curieux d’écouter ceux qui ont vécu l’expérience de leur mort imminente : pour certains, la peur s’est amplifiée, pour d’autres, s’est développé un rapport puissant à la vie, à la joie, à l’amour.

 

Les Toltèques nous expliquent que le Juge et la Victime s’opposent à cette prise de conscience, la conscience de sa propre mort. Ils ont peur de mourrir.

 

Si je peux accepter, vraiment, que je vais mourrir, puis-je apprendre à vivre intensément, regarder le parasite intérieur en face et lui dire « j’ai envie de vivre maintenant que cela te plaise ou non !», lui tirer la langue et, comme un enfant, lui faire « blblblbllblblbllbllblbblbl » ? Couper avec force le tronc du parasite et faire tomber 1000 têtes !

 

Pendant cette crise du Coronavirus, on voit de grandes tendances dans les réactions : certains amplifient l’anxiété, d’autres se mettent au service ou déploient leur créativité et le partage.

N’est-ce pas un choix, juste un choix ?

 

Cycle d’articles sur les 5 accords Toltèques :

  1. les Accords Toltèques
  2. Premier accord Toltèque
  3. Deuxième accord Toltèque
  4. Langage symbolique et accords Toltèques
  5. Troisième accord Toltèque
  6. Quatrième accord Toltèque
  7. Le parasite et la mort
  8. Cinquième accord Toltèque
  9. Le 5ème accord pour traverser la crise

 

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Co-auteur du livre “Les groupes Mastermind, accélérateurs de réussite”, premier ouvrage publié en français sur le sujet. Co-écrit en intelligence collective. Egalement disponible en anglais et en espagnol.

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Après lui avoir présenté mon offre, le Directeur Général me dit : “vous êtes plus cher que votre concurrent qui a une belle expérience dans une grande entreprise américaine. Cependant, le courant passe bien entre nous, et je préfère votre proposition”. Il signe alors l’offre à 10 000€, et ajoute : “si nous devons continuer à travailler ensemble, je négocierai vos prix”.

Je réponds “bien sur”… Je réalise la prestation avec son équipe de direction : un diagnostic, suivi d’un séminaire de 2 jours en intelligence collective, une synthèse de recommandations.

A l’issue de la mission, le Directeur Général me demande une nouvelle offre. Moins d’une semaine plus tard, je lui propose une mission à 30 000€. Il signe et me dit : “je ne négocie pas le prix car je connais la qualité de la prestation que j’achète”.

Dans cette anecdote se trouvent dissimulés les “secrets” de la vente de valeur. Je vends de la valeur, je ne vends pas du temps. Pour en savoir plus, voici 5 vidéos gratuites à écouter : comment bien vendre du conseil aux entreprises…

Anecdotes vécues en entreprise

N°1 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis 3 semaines, je travaille un plan marketing avec mon équipe. Je vais lui présenter les résultats de ce travail d’une dizaine de collaborateurs de qualité. Lui, top manager, diplôme le plus ronflant qu’on puisse trouver dans notre douce France, m’écoute moins de 5 minutes. Tout d’un coup, il se lève, tout sourire, se dirige vers le tableau blanc accroché au mur : « OK Laurent, ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut s’y prendre ».

Suit une magnifique démonstration, brillante. J’ai le moral à zéro, je sors de son bureau en pensant: « on est une équipe nulle. En 5 minutes, il a démonté tout notre travail »…

N°2 : je rentre dans le bureau de mon chef. Depuis des mois, je me débats sur un projet complexe, qui implique tous les départements de l’entreprise. Je viens comme chaque quinzaine, une heure dans son bureau pour lui présenter mes « petits soucis ». Il est américain,  directeur financier, l’entreprise pèse 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires. Avant, il était contrôleur financier mondial d’Intel – vous savez la petite boite américaine qui met des puces électroniques partout. A chacun de nos tête-à-tête, il m’écoute lui raconter mes petits malheurs. Puis il me pose des questions, ouvertes la plupart du temps (en anglais): « que penses-tu que … », « pourquoi crois-tu que … », « quelles sont les pistes que tu imagines… ». Après chaque entretien, je ressors de son bureau gonflé à bloc.

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