Débats

Langage symbolique et accords Toltèques

Je voudrais revenir sur l’utilisation du langage symbolique et accords Toltèques. En effet, en avançant dans la publication par vidéos+articles des accords Toltèques, quelqu’un m’a gentiment fait cette remarque : « je pense que ce mot de magie ne fait pas sérieux et te dessert 😁 ».

 

Chronique de la crise du Coronavirus vue de Zagora – mardi 31 mars 2020

En fait, magie blanche et magie noire sont les mots employés par Don Miguel Ruis dans le livre les quatre accords Toltèques. Je les utilise par fidélité au texte, et aussi parce que ils me paraissent judicieux.

 

C’est un langage symbolique. Le langage symbolique adresse une autre partie de notre intelligence. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis ingénieur, j’ai fait un MBA, j’ai eu une expérience professionnelle en grande entreprise, dirigé des projets internationaux avec de nombreuses personnes, des budgets, des objectifs à atteindre. J’ai une formation initiale scientifique, une famille très scientifique, je suis au fait de la « rationalité ».

 

L’univers fonctionne-t-il seulement avec la rationalité de nos académies ?

Lire la suite»

Le luxe est-il une injure aux générations futures ?

Dimanche 22 mars 2020 – Chronique de la crise du Coronavirus, vu de Zagora

 

Ce matin, toujours pas d’eau dans la douche. Ou plutôt si, un mince filet, du goutte-à-goutte avec lequel je fais une toilette de chat.

Pas de quoi se plaindre, j’ai une chambre magnifique sur un toit terrasse, une explosion de fleurs en sortant, une montagne aride à droite, un oasis verdoyant à gauche.

 

Depuis longtemps j’ai cette question dans la tête :

le luxe est-il une injure aux générations futures ?

 

Pourquoi accumule-t-on ? Pourquoi développe-t-on une telle sophistication de produits, alors que tant de nos frères et soeurs humains vivent dans le dénuement ? Si c’est mon frère de sang qui manque de pain, je vais lui en donner, non ?

Lire la suite»

Plaidoyer pour un gouvernement mondial

Samedi 21 mars 2020, tiens c’est le printemps… chronique du coronazitudoposophe depuis Zagora

 

Le conoraviduzapode nous met au défi. Depuis Zagora, dans cette chronique quasi quotidienne, je dirais même plus, quotidienne (comme diraient Dupont et Dupond), je lance un plaidoyer pour un gouvernement mondial.

 

C’est évident !

 

Plaidoyer pour un gouvernement mondial et pour un gouvernement local…

Dites moi chers amis lecteurs :

 

Lire la suite»

La performance est-elle le critère majeur ?

Ca me trotte dans la tête depuis quelque temps : la performance est-elle LE critère majeur de mesure ? Immédiatement, ma réflexion se trouve éteinte par ce concept tabou, cette idée admise : la performance est le mot qui réconcilie tout le monde quand il s’agit de recruter, de valoriser, de donner des primes…

Pourtant, pourtant, cela continue de me chiffonner…

Ce matin, je vois cette vidéo du désormais célèbre Simon Sinek qui me libère pour briser le vénéré verbe : “performer”.

 

Lire la suite»

Les coaches sont des Jedis

Pourquoi suis-je maintenant convaincu que les coaches sont des Jedis ?

 

Les coaches sont des JedisJ’interviens pour AceUp, startup américaine, dont la mission est de démocratiser le coaching. Je coordonne l’organisation du premier “Summit” à Boston, le rassemblement de quelques dizaines de coaches : de l’intelligence collective avec une grande variété d’activités et la participation de tous… Dans l’avion du retour vers Montréal surgit l’idée que les coaches sont des Jedis. Voici pourquoi…

 

En fin de journée, lors du dernier tour de parole, j’évoque ce qui m’est cher (dans mon frenglish le plus approximatif) :

« Le dark side of the universe se mobilise pour détruire l’humanité. Nous sommes confrontés aux plus grands défis de l’histoire de Sapiens : climat, biodiversité, pauvreté, condition des femmes dans de nombreux pays, appauvrissement des ressources, maltraitance des animaux.  Nous, les coaches, somment très influents auprès des leaders. Nous devons allier nos forces. »

Ma voisine reprend au vol : « sommes-nous le grand Conseil des Jedis ? » Un rire éclate dans l’assemblée, dont une bonne partie sort de la prestigieuse Harvard.

Lire la suite»

Le leadership responsable est-ce une priorité absolue ?

Comment se fait-il que l’immense majorité des beaux cerveaux de la planète travaillent encore dans le business as usual ? Comment se fait-il que la catastrophe annoncée sur la biodiversité, le dérèglement climatique qui s’accélère, la condition déplorable des femmes dans encore trop d’endroits, les stupides et démesurées dépenses militaires, la pauvreté et les inégalités criantes, la maltraitance animale n’empêchent pas les leaders de dormir ? Comment se fait-il qu’ils regardent en priorité les résultats financiers du trimestre, le cours de l’action, les perspectives juste économiques ? Pourquoi les autres indicateurs sont-ils négligés ?

Depuis peu, j’ose afficher ce qui me fait vraiment vibrer : le leadership responsable, priorité absolue.

Nos leaders s’élèvent-ils parfois à 10 000 km au dessus de la terre pour bien considérer leurs décisions (pas seulement “helicopter view” comme le veut l’expression consacrée, mais plutôt à hauteur de satellite) ? Nos leaders ont-ils des enfants ? Se sont-ils promenés dans des quartiers défavorisés ? Regardent-ils les fossés plein de plastique au bord des routes ? Réfléchissent-ils au sens et à l’utilité de leur business ? Mobilisent-ils leurs équipes autour de la cupidité et du pouvoir, ou autour d’une contribution qui enrichit l’humain plus que leur volatile portefeuille ? Nos leaders réfléchissent-ils à 2 fois avant de prendre les décisions sages et durables ? Le temps, l’urgence les empêche, pourquoi ?

Lire la suite»

Tout change…

Tout change, tout change, tout change, tout change, tout change, tout change, tout change, tout change

 

François Lemay

Un soir à Montréal, j’assiste à une conférence de François Lemay sur la pleine conscience. On est tordu de rire pendant 2 heures (même si certains passages purement Québécois me sont restés abscons). François Lemay évoque son parcours, son apprentissage avec grand talent. A un moment, le conférencier chuchote, hurle, explose, affirme, déclame, pleure, rigole, saute, courre, rampe, rebondit sur ces 2 mots : tout change.

 

L’exercice dure bien 3 à 4 minutes montre en main.

Peut-être veut-il faire passer un message, qui sait…

 

Entre nous, je ne suis pas certain que les membres du club de ceux qui aiment le changement soit si nombreux que cela. Dire “j’aime le changement” dans une conversation autour d’une poutine à Montréal ou en sirotant une bière à Munich reste souvent un propos suspendu en l’air. Le changement dérange, il est confortable de s’installer (je parle autant de l’installation dans la géographie que dans les habitudes bonnes ou mauvaises, les jobs, les relations, les méthodes, les fausses pistes, les certitudes, les doutes, …). Pourtant, les 3 à 4 minutes explosives de François Lemay sont fichtement et incontournablement vraies : tout change.

 

Tout change : c’est une fadaise que d’insister sur la nécessité de prendre le changement comme une composante “normale” de la vie (professionnelle et personnelle). La résistance au changement est vaine, tout change. “Comment vivre confortablement le changement” soufflerait Robert Dilts avec qui j’ai à plusieurs reprises échangé sur le sujet…

 

Ici au Québec, fin 2018, le taux de chomage est à 5,5%. La belle province frise avec le plein emploi (habituellement évalué aux alentours de 4%). Tout ressemble à la France et tout est différent : la flexibilité se confronte à une moindre protection. Mais verrait-on en France un entrepreneur chasseur de têtes (les lundi, mardi, mercredi, vendredi) être coiffeur les jeudi et dimanche ? C’est pourtant mon expérience du jour : ce coiffeur d’origine marocaine qui cumule 2 vies, l’une pour assurer un revenu récurrent, l’autre pour tenter sa chance… Pour lui, tout change chaque semaine, il fait marcher tous ses cerveaux, tout comme ses mains… qui se sont occupées de mon scalp avec doigté.

 

Ce matin, j’ai changé de parcours pour accompagner mon fiston à pied à l’école. Il a grogné. Puis il m’a suivi. L’occasion d’une minuscule parabole sur le changement qui, si on y résiste, de toute façon nous guette…

 

Pourquoi la démission de Nicolas Hulot est un acte de leadership responsable

Leadership responsable, de quoi s’agit-il ? Quelle est la définition du leadership ? Que détiennent de singulier ceux qu’on appelle les leaders ? Pourquoi le leadership éclairé ou conscient est-il nécessaire dans les entreprises comme en politique ? Que penser de la démission de Nicolas Hulot de son poste de ministre ?

Nicolas Hulot

Je commente rarement l’actualité. Je commente encore plus rarement l’action politique, qui me parait le domaine des grands écarts entre les convictions et les complexités des influences et contre-pouvoirs multiples.

Quand Nicolas Hulot a annoncé sa démission sur France Inter, j’écoutais l’émission matinale.

Je pense que cet acte fort donne de la consistance au “concept” de leadership responsable.

Lire la suite»

Changez de point de vue !

 

Ecoutez cet article en podcast

Les habitués de mes formations et séminaires s’amusent parfois à me faire remarquer :

“Laurent, tu ne nous as pas encore fait changer de place”. C’est vrai, je joue sans cesse à cette mise en mouvement, pourquoi ?

  1. pour éviter que leurs corps, qui restent éventuellement (trop) longtemps en positions assises, ne s’engourdissent…
  2. pour les faire changer de “point de vue” (littéralement)

 

Le changement de point de vue est une top priorité de notre chemin de vie. Voici ce que je lisais dans l’éditorial d’un hors-série du Monde consacré à l’ère des explorateurs :

 

“A la fin du XVème siècle, L’Europe n’était encore qu’une péninsule pauvre et surpeuplée de l’Asie.

Lire la suite»

La maison brule et nous regardons ailleurs…

Récemment, je propose un thème de conférence à un organisme qui s’adresse à des dirigeants et managers. Le titre proposé de ma conférence est “la responsabilité ou la mort“. Quelques jours plus tard, je reçois cette réponse :

 

 

“Cher Monsieur,

Nous avons bien reçu votre proposition d’intervention et nous vous en remercions. Nous en profitons pour remercier également B Txxx pour cette recommandation.

Malheureusement, malgré votre très beau parcours, nous sommes au regret de ne pas y donner suite. En effet, nous n’avons pas de besoin particulier sur cette thématique actuellement.
Merci pour tout l’intérêt que vous avez porté à xxx,
Très belle journée.”

 

Le message est gentil et courtois, pourtant j’ai envie de titiller. Je réponds :
Lire la suite»