Pourquoi prendre du recul en situation de crise ?

Cette vidéo est tournée là où la puissance de la nature nous met de facto en posture de prise de recul. Un compagnon de chemin me dit un matin de méharée dans le désert : « c’est là qu’il faut emmener les personnes qui sont dans la crise ! Le problème, c’est qu’ils ne vont pas le faire… »

Alors…

Pourquoi prendre du recul en situation de crise ?

 

 

La culpabilité de partir… voilà une puissante force qui nous retient de prendre la décision susceptible de nous rapprocher de la sagesse…

 

 

C’est la crise, je dois rester à mon poste de capitaine de mon vaisseau, quel qu’il soit.

La culpabilité de partir donne une réponse simple : c’est la crise, je reste dans la tourmente pour colmater ici et là les fuites et catastrophes en cours. Je me débats, j’en fais plus, je m’épuise, j’en rajoute, je colmate, je me bats, j’affronte, je lutte. Naturelle réaction quand on est cerné. La suite est souvent l’épuisement, les mauvaises décisions, l’aggravation de la situation, l’énergie supplémentaire ajoutée, puis viennent éventuellement les dépressions, les burn-out, les infarctus, ou tout un tas de désordres mineurs ou majeurs du travail et de la vie.

Mon compagnon de désert ajoutait, inspiré probablement par l’immensité alentour : « si la personne dans la crise arrive à surmonter sa culpabilité, si elle prend de la distance, de la hauteur, si elle cherche l’inspiration, alors elle peut sortir de la crise… »

Et ensuite « c’est difficile de décider de prendre du recul, et pourtant c’est probablement la réponse la plus adaptée »…

Le désert bien sur, vous l’avez compris si vous batifolez sur le site je suis manager, j’aime sa puissance d’inspiration. La nature est un moyen hors norme, et le désert en particulier, pour prendre du recul. Comment allumer cette bougie de vigilance : « je suis dans la crise, je dois décider prendre du recul » ?

Dans notre époque troublée où il semble que les « gens de pouvoir » se précipitent sur les solutions de colmatage, sans prendre le temps, comment ne pas tomber dans le panneau de l’hyper réaction à chaud ? Comment privilégier le « j’ai besoin de réfléchir » et le « je choisis de mettre en place un cocon spécifique de prise de recul » ?

 

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