Ce matin, dans ce camping du bord de l’océan pacifique, pas d’eau froide possible sous la douche. Il n’y a qu’un robinet qui propose de l’eau à bonne température, chaude mais pas trop. Quelqu’un a décidé quelle est la bonne température pour tous. C’est la loi de ce camping.
Or, depuis quelques semaines, j’expérimente la douche froide. Soit dès le début de l’ablution (cest plus difficile), soit en fin de toilette, par réduction progressive de l’eau chaude. Il paraît que c’est bon pour la santé, la pensée, etc… oui mais, aujourd’hui, la loi du camping m’entrave sur mon chemin vers la félicité…
Tout à ma lecture, découvrant à quel point le peuple Aborigène a lui aussi vécu un génocide, je repense à la réaction étonnée, peut-être un peu choquée, de participants à l’une de mes formations sur le management. J’avais suggéré : « essayez d’être des managers écologiques ».
Tout le monde rêve de l’équipe parfaite. Dans sa conférence sur le « leadership conscient », Robert Dilts souligne quelques ingrédients à ramener à la lumière… Si le leader souhaite développer « l’intelligence collective » plutôt que « l’intelligence collectée », tout le monde doit pouvoir contribuer.
On constate souvent que le leader ne rejoint pas le groupe. Il considère son rôle comme immuable. En réalité, le leader est celui qui sent le danger (où l’opportunité) – celui qui prend conscience avant tout le monde. Il est probablement sage de considérer que, plus qu’un galon, c’est plutôt un rôle tournant. D’ailleurs, n’existe-t-il pas un risque pour le grand chef (souvent assimilé au rôle immuable de leader) : celui de « trop sécuriser l’équipe », qui perd alors en responsabilité…
C’est plus fort que moi… chaque situation vécue m’inspire sur la responsabilité des managers, des dirigeants, des entrepreneurs, des décideurs. En faisant un voyage d’étude au Nicaragua suivi du Costa Rica, j’ai été consterné de voir les résultats de politiques diamétralement opposées. D’un coté, le Nicaragua a été séquestré pendant des décennies par des dirigeants qui contrôlaient le pays par la peur et les armes – modèle de management qui offre un certaine efficacité. A sa frontière sud, le Costa Rica, affublé du qualificatif de Suisse de l’Amérique Centrale, a fait le choix de la démocratie, du referendum (intelligence collective), de l’abandon de l’armée dès 1948. Ce pays est un exemple dont même la France pourrait s’inspirer en matière de choix écologiques et économiques.
Dans cette vidéo, tournée le dernier jour d’un séjour sur le terrain, je me permets de créer l’analogie entre choisirl’intelligence collectiveou le management traditionnel coercitif, en me projetant à la dimension de pays aux caractéristiques intrinsèques si proches : Nicaragua et Costa Rica.
Je n’ai pas l’habitude de commenter l’actualité sur mon blog. Ce n’est pas l’endroit. Ici, je publie plutôt des idées, des propositions intemporelles, je fais aussi la promotion de mes services d’entrepreneur indépendant. C’est un outil de travail et de réflexion professionnelle.
Pourtant cette nuit, j’ai pensé qu’il aurait été magnifique qu’en ce jour de deuil national, tous les français et au delà, tous ceux qui croient en les vertus de la paix, sortent à midi, dans la rue pour la minute de silence décrétée. Imaginez 70 millions de personnes dans les villes, dans les villages, dans les usines, sur les chantiers, dans les commerces, les aéroports, les écoles, les administrations, les maisons de retraites, etc… tous dans la rue, au pied de chez soi ou de son boulot pour 1 minute en silence…
On peut se demander quel est le rapport entre la récupération de points au permis de conduire et l’intelligence collective… J’écris cet article en sortant de 2 jours de sensibilisation à la sécurité routière pour récupérer 4 points. Je suis arrivé dans une zone dangereuse de capital point qui pourrait me faire perdre mon permis. Il était temps d’en récupérer. Sans permis de conduire, comment faire mon travail, comment vivre quand on habite un village ?
Arrivé dans la salle de formation, je suis bougon. Je suspecte que je vais subir 2 jours de transparents (mes à-priori) montrant les conséquences des accidents, des images impressionnantes, des catastrophes, du sang et des larmes. Donc je suis bougon, j’ai préparé une liste de personnes à contacter sur mon téléphone, je tape quelques SMS en écoutant distraitement les premières consignes administratives, en signant machinalement les documents qu’on me présente. Je suis bien déterminé à être présent/absent.
Les 2 animatrices – que j’appellerai Marie et Sonia – souriantes, continuent leur introduction que j’écoute d’une oreille. Je suis interpellé gentiment car je suis toujours sur mon téléphone. Puisqu’on rentre dans le cœur du sujet et que je trouve l’introduction plutôt astucieuse, je commence à me dérider. J’écoute, l’esprit toujours un peu fermé. Aucun transparent, aucun message culpabilisant, quelques règles du jeu, quelques réflexions du style « on imagine bien que vous n’êtes pas venus de gaieté de cœur, que vous aimeriez être ailleurs »… Après quelques idées générales, les animatrices lancent un tour de table avec comme thème « quel genre de conducteur êtes-vous ? quelle est votre relation, à la voiture, à la vitesse, au téléphone, au clignotant, aux distances de sécurité, à l’alcool, aux stupéfiants… »
Comme souvent, je prends spontanément la parole en premier et j’assomme un peu tout le monde :
C’est bien naturel, dès que l’on organise un travail de groupe, la question de la manipulation se pose… Lors d’une pause d’un séminaire animé en intelligence collective, un participant me souffle : « je me méfie des méthodes d’intelligence collective ». Je donne ma réponse à son commentaire dans la vidéo ci-dessous : Tout … Lire la suite
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