Notre éducation nous a poussé à dire presque toujours oui. Pourtant, dire non est très puissant puisque le mot permet d’arbitrer et de choisir (comme le oui d’ailleurs). Sauf que, la confusion existe entre « je te dis non à ce que tu me proposes/non à ce que tu me demandes » (première perception) et « je dis non à toi » (deuxième perception).
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Dans la première perception, dire non signifie repousser une proposition, une sollicitation. Dans la deuxième, il s’agit de repousser la personne. Cette confusion crée ce malaise : « j’ai dit oui (parce que je t’apprécie), mais en fait, je ne peux pas/je ne veux pas/je ne sens pas et j’ai vraiment envie de dire non (mais je n’ose pas) ».
Apprendre à dire non est l’une des leçons apprises auprès de ceux qui réussissent…
Il y a surement des quantités de raisons d’apprendre à dire non, j’ai envie de privilégier celles-ci…
Si j’analyse mon temps de lectures de ces derniers mois, combien de nombreuses heures ai-je passé à regarder bêtement les âneries de Donald Trump ? Champion pour nous faire consommer de la communication, ses interventions irrespectueuses, irresponsables, dangereuses, captent, capturent même l’attention. Je consume une partie de ma vie actuelle à ces agitations dérisoires. Je suis un badaud qui traine autour du lieu de l’accident pour apercevoir un peu d’horreur, de sang, de sensationnel. Comment cela me construit-il, me nourrit-il ? L’hyper communication n’est-elle pas bien souvent futile ? Ne suis-je pas en train de consumer ma vie en laissant ces inconsistances prendre tant de place ?